Mai 2012
Prochain renouvellement de ce site dans les premiers jours de juin.

TOUT CONTACT:
marc.verney@laposte.net

AVERTISSEMENT:
les photos, textes et dessins de ce site sont soumis au droit d'auteur. Pour toute autre utilisation, contacter l'auteur. Merci de votre compréhension. Voir notre charte.

Très ancien panneau d'interdiction. Je n'avais jamais vu de tels dessins jsqu'à présent. (Photo: MV, juillet 2008).

Pour en savoir plus...
Qui suis-je?
Autour de ce site
Liens
Documentation
Précédents éditoriaux

Là encore un panneau singulier. Difficile d'imaginer directions si lointaines sur un panneau d'indications locales... Photo: MV, novembre 2008.

AUX LECTEURS DE CE SITE:
Je recherche en permanence des infos nouvelles sur la route blanche (l'ancienne RN5). Si vous avez une ancienne photo, une anecdote, sur un événement qu'aurait "vécu" l'axe Paris-Genève, vous pouvez me contacter par courriel, je me ferais un plaisir de publier l'information sur ce site si les droits de ce document le permettent:
marc.verney@laposte.net

Merci à vous. Faisons vivre notre mémoire !

Nouveau sur le site Sur ma route:

-Bienvenue sur la route des Sapins: Pour une première, c’est une première ! Le site Sur ma route va se mettre au vert dans l’une des plus jolies forêts du Jura, non loin de Champagnole, juste à côté de la route blanche Paris-Genève. Longue de 42 kilomètres, la route des Sapins, entre Equevillon (Jura) et Levier (Doubs), traverse tout simplement l’une des plus belles sapinières d’Europe... (lire)

-C'était en mars-avril 2012: la RN66 historique. (lire)

Editorial

L'amour des voyages, finalement...

Longue de 42 kilomètres, la route des Sapins, entre Equevillon (Jura) et Levier (Doubs), traverse tout simplement l’une des plus belles sapinières d’Europe. Deux raisons à notre sympathique visite… L’une est que les beaux jours arrivent (voilà une sensationnelle idée de balade remarquablement balisée !) et l’autre est que ces forêt regorgent d’anciennes signalisations que l’on ne voit nulle part ailleurs… Enfin, la forêt de la Joux recèle une merveille: un passage pavé antique qui servait jadis au commerce du sel!

On a compté 21 haltes majeures tout au long de cette balade en forêt. A chaque fois, ce sont des sentiers, des belvédères, des aires d’interprétation du site qui nous font mieux comprendre l’importance historique et économique de cet immense massif forestier, qui se dresse au cœur du Jura.

Ainsi, parmi tous ces bois, la forêt de la Joux (plus de 2500 ha), nous raconte le Guide Vert Michelin du Jura de l’année 1964, est incomparable grâce "aux dimensions exceptionnelles qu’atteignent ses sapins: certains ont jusqu’à 50 m de hauteur et 1,40 m de diamètre. Il faut allernous dit le guide, sous les tropiques ou en Californie pour trouver des arbres plus importants." De fait, rien n’a changé… Alors, partons, non?

Ce site va encore publier deux fois avant les congés d'été: un long trajet sur la N57 ancienne, qui allait de Metz à Besançon. C'est l'une des ultimes grandes nationales se dirigeant vers les monts du Jura à n'avoir pas encore été répertoriée par Sur ma route. Un voyage réalisé lors des vacances de printemps 2012.

Et puis ce livre sur lequel je suis tombé dans une librairie parisienne... Je connaissais les récits de voyage d'Arthur Young faits en France à la veille de la Révolution. C'est une chose d'en avoir entendu parler, c'en est une autre de lire les mots d'Arthur Young... "Au cours de sa traversée à cheval du Royaume entre 1787 et 1789, nous explique-t-on sur la quatrième de couverture de ce livre de poche paru chez Texto, le voyageur anglais fréquente tous les milieux, des auberges à la cour de Versailles en passant par les théâtres".

"Sa description riche et complète du mode de vie des habitants, poursuit l'éditeur, évoqué notamment grâce à l'agronomie, la gastronomie ou encore l'état du réseau routier accompagne parfaitement son propos. Observateur avisé, doté d'une plume aisée, Arthur Young analyse surtout de façon remarquable les moeurs qui régissent la société et l'état d'esprit des Français avant les événements de 1789."

Voyons la description de Young, datant de 1787, dans cette région du sud de la France: "Les routes ici sont des travaux étonnants. J'ai traversé une colline qui avait été percée en plein rocher, pour faciliter une descente; cette tranchée coûte 90 000 livres bien qu'elle ne s'étende que sur quelques centaines de yards. Trois lieues et demi de route de Sigean à Narbonne ont coûté 1,8 millions de livres. Ces routes sont superbes jusqu'à la folie. Des sommes énormes ont été dépensées pour aplanir même de simples pentes. Les chaussées sont surélevées et entourées d'un fossé de chaque côté, formant une masse solide de route artificielle...".

Il est amusant de constater, à plusieurs siècles de distance, comme des voyageurs-écrivains tels qu'Arthur Young au XVIIIe siècle et des écrivains-voyageurs comme Graham Robb au XXIe siècle (voir édito de février-mars 2012) partagent la même passion pour notre Hexagone... Un amour tout britannique, donc...

Bonne route!!

Marc Verney

Auteur du site

"Car la route était blanche et les automobiles y soulevaient un grand nuage de poussière blonde". Henri Vincenot, La Billebaude, éd. Denoël (1978)

Belles routes de France!
A l'aide de mon Atlas 1959 des grandes routes de France Michelin, je voyage depuis 2005 sur les grandes routes nationales de cette époque, en plus du trajet complet de la route blanche, la N5 Paris-Genève-St-Gingolph que vous trouverez ci-dessous (cliquez sur le numéro de la route choisie). Enfin, le site vous fait découvrir peu à peu le petit patrimoine routier et les paysages de l'est de la France (Alsace, Bourgogne, Franche-Comté, Lorraine et Rhône-Alpes notamment).
RN1: à nous les petites anglaises!
En 1959, la nationale n°1 allait de Paris à Calais. C'était, par excellence, la voie qui emmenait les Français vers Londres... (lire)
RN2: la Belgique en droite ligne
La route nationale 2 relie Paris à Maubeuge et conduit, chez nos voisins belges, à Mons puis à Bruxelles. (lire)
RN3: rejouer les taxis sur la Marne
La route nationale 3 relie Paris à l'Allemagne en passant par Verdun et Metz. Que des terres de batailles! (lire)
RN4: aller rejoindre les cigognes
La nationale 4 file plein est vers Strasbourg et le Rhin... Terres de Champagne, de Lorraine et d'Alsace, nous voilà! (lire)
RN5: la Suisse par monts et par vaux
La N5 Paris-Genève-St-Gingolph a quasiment disparu à la suite du vaste déclassement des routes nationales en 2006... (lire)
RN6: la voie des Alpes
La N6 Sens-Lyon-le Mont-Cenis part à l'asaut de nos plus belles montagnes avant de s'évanouir vers l'Italie. Quel beau songe... (lire)
RN7: la route des mille bornes
La N7 est sans doute la plus connue de nos nationales historiques. Voilà la plus sympathique des balades vers la Côte... (lire)
RN8: calandres dans les calanques
Une petite nationale avec un grand numéro... Ou l'inverse! La N8 historique coupe la Canebière avant de grimper vers Aubagne et Toulon... (lire)
RN9: en passant par la Limagne
Il faut, en 1959, 591 kilomètres de bitume tortueux pour relier Moulins au Perthus, à la frontière espagnole. La N9 se mérite... (lire)
RN10: aux basques de la Gironde
La route annonce la couleur: rouge piment d'espelette, rouge bordeaux, rouge de touraine... la N10? une route de gastronomes... (lire)
RN11: du sel et de l'azur
La nationale 11 va de Poitiers à Rochefort en passant par Niort. Quel coquin de sort... pour une route qui ne manque pas de sel... (lire)
RN12: au bout des terres
L'appel du large! La route nationale 12 nous transporte jusqu'au bout des terres, à Brest. Préparez le pull rayé!!! (lire)
RN13: débarquement à l'horizon
Dans les années cinquante, la route nationale 13 relie Paris à Cherbourg en passant par Lisieux, Caen, Bayeux... (lire)
RN14: ma nationale chez les Normands
La route nationale 14 relie Paris à Rouen. C'est l'une des très courtes RN importantes que je puis voir sur mon Atlas Michelin 1959. (lire)
RN15: un tour dans la Manche
La route de Paris à Dieppe file droit dans un bouton... avant de tomber dans la Manche! Ce n'est pas une plaisanterie, voyez plutôt... (lire)
RN16: le coeur au Nord
La route nationale 16, en 1959, relie Pierrefite-sur-Seine à Dunkerque en passant par Creil, Amiens, Doullens, Hazebrouck, Cassel.... (lire)
RN17: le tour des beffrois
En 1959, pour "attraper" la nationale 17, il fallait sortir de Paris par la porte de la Villette, parcourir plus d'une dizaine de kilomètres jusqu'au Bourget... (lire)
RN18: un triangle de feu...
Une longueur de 71 kilomètres, pas un de plus... Mais un concentré d'histoires dans le Triangle de feu, entre Verdun et Longwy! voilà la RN18. (lire)
RN19: par ici, l'Helvétie!
En 1959, il faut parcourir 490 kilomètre pour joindre Paris à Bâle, en Suisse, en passant par Troyes, Chaumont, Langres, Belfort et Saint-Louis, non loin de Mulhouse... (lire)
RN20: Limousines en Pyrénées...
La N20 de 1959 relie Paris à l'Espagne en passant par... Orléans, Limoges, Toulouse... une route qui coupe la France en deux du nord au sud. Une sacrée chevauchée... (lire)

Le long de ma route, il y a...
Pour ne pas tomber dans le panneau...
Voici quelques mots sur la signalisation routière d'hier et d'aujourd'hui que le voyageur virtuel va rencontrer ici... (lire)
La "route blanche": Paris-Genève-St-Gingolph
La route royale -puis impériale- de Paris à Genève devenue route nationale 5 (surnommée la route blanche) est l'axe majeur qui a certainement le plus souffert de la vague de renumérotation des années 70 et a quasiment disparu à la suite du déclassement de milliers de km de routes nationales en 2006. Cette grande nationale a relié la capitale française à la Suisse jusqu'en 1978. La construction de l'autoroute A6 puis de son extension A38 jusqu'à Dijon sonnera le glas de la RN5, qui est aujourd'hui renumérotée D905 sur la totalité de son trajet bourguignon (puis D1005 dans les départements de l'Ain et de Haute-Savoie). Au sortir du bassin parisien, la route blanche visite les vallonnements de l'Yonne, les châteaux de la Côte d'Or, fait "halte" à Dijon, capitale des ducs de Bourgogne, fonce vers le Jura (elle est non déclassée de Poligny à La Cure), qu'elle surmonte à 1323 m d'altitude au col de la Faucille... avant de dévaler vers le beau Léman, la Suisse et les premiers contreforts des Alpes. Le Mont-Blanc n'est pas loin... La piste suivie, et même si les photos datent du XXIe siècle, est celle que suivait la RN5 en 1959, Atlas des grandes routes de France Michelin de cette année-là en main! A chaque page, n'hésitez pas à cliquez sur les grandes photos pour avancer... La totalité du trajet est désormais en ligne:
Km 00 à km 110: Paris-Sens
Où le voyageur s'échine à s'extraire de la banlieue parisienne... pour voir enfin l'herbe remplacer les trottoirs sur les bas-côtés... (lire)
Km 110 à km 236: Sens-Montbard
L'air de la Bourgogne fait du bien au promeneur. Villes de caractères, petits villages charmants, le bitume se fait compagnon... (lire)
Km 236 à km 315: Montbard-Dijon
Un tour sur le "faîte du monde occidental" avant de plonger vers la cité des Ducs... Quel programme... (lire)
Km 315 à km 423: Dijon-Champagnole
De la Côte d'Or aux contreforts du Jura... le chemin file droit au coeur de la plaine de la Saône... Ouf! On respire! (lire)
Km 423 à km 484: Champagnole-La Faucille
Dans le Haut-Jura... la route impériale virevolte entre les monts... C'est beau à chaque tournant!!! (lire)
Km 484 à km 568: La Faucille-Saint-Gingolph
Voilà le Léman... la route blanche joue au grand bleu... un dernier détour et puis... la fin. (lire)