Janvier
2012
La
route raconte des histoires...
Ce mois de janvier 2012 nous allons carrément sortir de nos sentiers
habituels... La route
nationale 140 historique de 1959 nous propose en effet un trajet
des plus singuliers qui soient...
Entamés dans le Loiret, ses premiers kilomètres de bitume nous
emmènent sur les bords de la Loire, traversée à Gien sur un pont centenaire.
Puis nous voilà filant tout droit vers Bourges, l'ancienne cité royale;
le vert Berry s'ouvre devant nous jusqu'à la Châtre dans l'Indre.
Voici ensuite la Creuse et Guéret... puis un court extrait de
Haute-Vienne avant d'entamer le long cheminement autour des monts corrézien
et de rejoindre -enfin- Figeac et le Lot, sous le soleil, exactement!!
Ce sont quand même 453 kilomètres de magnifiques chaussées -souvent
à l'ancienne- qui se profilent devant nous... La première partie traitée
ce mois nous emmène de Gien à Guéret, patrie des maçons qui ont contribué
à bâtir les plus beaux édifices parisiens et lyonnais.
Et qui ont sans doute voyagé comme jamais sur ces axes poussiéreux
traversant le Berry, l'Orléanais, le Gâtinais...
Une fois de plus, la route raconte une histoire, mille histoires,
qui, se chevauchant, vont nous entraîner dans la grande Histoire
de France, ce roman vrai, intense et passionnant que nous dévorons depuis
la création de ce site en 2005.
D'autres initiatives viennent, au fil du temps, renforcer notre
conviction que ces voyages enrichissent, nous font devenir plus sensibles,
plus ouverts à l'autre, aux autres...
C'est le brillant photographe Raymond Depardon qui, en images,
nous a récemment donné à voir une autre France, modeste et colorée.
C'est aussi l'écrivain Jean-Christophe Bailly qui, avec son ouvrage
Le dépaysement, voyages en France (le Seuil) nous livre aujourd'hui
sa vision de notre pays...
Son livre est une sorte de "coupe mobile" de l'Hexagone, avec
un auteur qui déambule entre des lieux marqués par la grande histoire
vers d'autres, plus discrets -à l'opposé d'un Mont-Saint-Michel- comme
les résurgences de la Loue dans le Doubs ou le cimetière de Toul...
Cet intérêt pour les voyages en France est confirmé par les projets
récents de l'acteur Lorant Deutsch. Dans les colonnes du Nouvel Observateur
du 15 décembre (supplément TV-Paris), on peut lire que le comédien
souhaite arpenter la France en 2012 et rédiger un ouvrage racontant
l'histoire de France à travers les grands axes de circulation... cela
ne vous rappelle rien?
C'est vrai que la France passionne. Il suffit de hanter les brocantes
et les foires aux vieux livres pour voir de multiples ouvrages consacrés
aux balades dans l'Hexagone. Pour ne citer que ces deux-là, je me suis
récemment procuré La France inconnue, de Georges Pillement (Grasset)
ainsi que Le Jura, de Gustave Fraipont, dans la collection Les
montagnes de France (Henri Laurens éditeur)...
Ces livres sont tous bâtis sur le thème du voyage et de la surprise
que le promeneur rencontre au tournant suivant... Et cette passion ne
date pas d'hier: Georges Pillement a écrit ses ouvrages dans les années
cinquante, Gustave Fraipont, au tout début du XXe siècle...
Et puis, on n'oubliera pas ces grands voyageurs du XIXe siècle,
Français, Britanniques, Allemands, qui ont tous foulé la poussière de
nos routes, racontant leurs chevauchées, leurs émotions...
Bonne année 2012 à tous nos amis voyageurs...
Marc Verney
Auteur du site
Décembre 2011
Une
promenade "hors les murs"!!
Après la publication, ce mois de décembre 2011, de la dernière
partie de la balade sur la RN79 historique, nous allons réaliser pour
ce début 2012 un voyage exceptionnel sur une route qui traverse la France
quasiment de part en part...
Il s'agit de l'ancienne nationale 140 qui relie la N7 près de
Gien à Figeac. Non seulement cette route a un parcours incroyable, mais
son macadam sillonne les plus belles provinces de notre pays, entre
le Centre et le Sud-Ouest.
Les fans de petit patrimoine routier seront ravis. Tout au long
de cet ancien bitume, une ribambelle de vieilles signalisations (Michelin
et autres) qui ont été photographiées lors de plusieurs trajets aller
et retour.
Alors, pourquoi se priver et voir -un peu- le site Sur ma
route sortir de ses sentiers habituels...!
Dès février, le site reprendra cependant ses bonnes habitudes
dans l'est de la France avec une visite à la "Road 66" française, la
RN66 qui relie Bar-le-Duc à Bâle.
Le trajet a été réalisé cet automne, et là aussi, il y a de belles
choses à visiter... Bonnes fêtes!!!
Marc Verney
Auteur du site
Novembre 2011
Chaussées
d'automne et d'hiver
En novembre, le site Sur ma route vous propose une promenade
sur la route nationale historique n°79. Numérotée en 1824,
la 79, qui succède à la route impériale 97, nous dit le site Wikisara,
relie Nevers à Genève par Decize, Digoin, Paray-le-Monial, Charolles,
Mâcon, Bourg et Nantua.
Voici une belle promenade qui nous fait rouler sans hâte le long
de la Loire, zigzaguer entre les monts et les vignobles du Mâconnais
ou encore escalader hardiment le Revermont jurassien!!
Le trajet effectué a été réalisé en début d'été 2011, ce qui
nous permet de profiter de quelques images bien ensoleillées et qui
vont nous rappeler -pour certains- le manque d'eau qui a frappé les
campagnes dès avril de cette année...
Un peu comme sur la route blanche Paris-Genève, la N79
est placée sous le signe de l'Helvétie, puisque nombre de traces restantes
font référence à la Suisse. C'est toujours amusant de le constater lorsqu'on
se trouve à des centaines de kilomètres à l'intérieur des terres françaises!
Après avoir terminé la promenade sur la RN79 historique, le site
Sur ma route se penchera exceptionnellement pour le premier mois
de l'an 2012 sur une très longue et intéressante route, la RN140, qui
débute non long de Gien (Loiret) et qui s'achève -en 1959- à Figeac
(Lot).
Un périple remarquable qui coupe la France en deux et qui traverse
de magnifiques contrées riches en petit patrimoine en tout genre...
C'est, on va dire une sorte de "cadeau" que je vais ainsi faire
à tous les internautes qui s'intéressent à Sur ma route...
Ca fait du bien de "sortir" de notre périmètre habituel!! Bonne
route!
Marc Verney
Auteur du site
Octobre 2011
Les
routes... kilomètres après
kilomètres!!
En octobre, le site Sur ma route vous propose une promenade
pas banale. La route nationale historique n°92 de 1959 nous balade de
Genève à Valence en passant par Seyssel, capitale d'un petit blanc aux
effluves de violette et Romans, capitale de la chaussure peu chère (madame
en frétille d'avance!).
Encore une fois nous voici installés dans la grande histoire
de France puisque cette route, bâtie en partie par les Sardes, nous
rappelle que la France avait par là sa frontière avec le royaume de
Piémont-Sardaigne jusqu'en 1860.
Le trajet n'affole pas le compteur kilométrique du véhicule:
environ 190 km de bons et loyaux services... Un ruban de bitume à suivre
cependant en deux parties tant est riche la documentation et l'iconographie
récoltées tout au long de cette R.N.92; première partie de Genève à
Seyssel et deuxième tronçon, de Seyssel à Valence.
Kilomètres après kilomètres, notre (votre!) site avance patiemment
au travers des paysages français. Toutes ces années n'ont pas émoussé
ma curiosité, loin de là...
Très bientôt, nous allons revenir sur quelques anciennes routes
déjà "traitées". Il s'agit, vous l'aurez remarqué sur les derniers papiers
publiés, d'enrichir les informations -touristiques et patrimoniales-
déjà récoltées par des données techniques et anecdotiques...
De plus, nous n'oublions pas, loin de là, le trajet initial de
ce site, la route blanche nationale 5 de Paris à Genève et Saint-Gingolph.
Nous avons visité l'ensemble des archives départementales, municipales
localisées le long du ruban de bitume...
Une masse considérable d'informations passionnantes a été ainsi
rassemblée... Il en sera bientôt question ici! En attendant, bonne route
à toutes et à tous!
Marc Verney
Auteur du site
Septembre 2011
Déjà
la fin de l'été...
Parfois,
je me dis que si j'étais une route, je serais la RN75! Entamant
son trajet au milieu du vignoble sud-bourguignon, voilà qu'elle batifole
entre gastronomie bressanne et jurassienne avant d'entrer au pays des
cimes, royaume des raclettes et fondues...
Car, oui, au bout de la route, il y a toujours la gourmandise,
le plaisir de l'étape, la joie pétaradante de la découverte... En fait,
bon... il vaut mieux être le véhicule qui parcourt le macadam, non?
Alors, nous voilà donc, pour la publication de septembre 2011 aux
portes des Alpes pour la deuxième partie du trajet. Sous nos yeux,
la R.N.75 historique se lance à l'assaut des contreforts alpins...
Après le carrefour des Abrets, la chaussée file en direction
de Grenoble non sans avoir longé le lac de Paladru et traversé Voiron,
la ville imprégnée par la Chartreuse...
Après Grenoble et le col de la Croix-Haute, notre promenade s'achève
à Sisteron, ville au goût de lavande, parfumée par les prémisses de
la Provence...
Une belle histoire, donc, pour conclure un été capricieux au sens
météorologique du terme mais qui nous aura permis néanmoins d'arpenter
les voies dont nous vous raconterons l'histoire dans les mois prochain.
Toutes, ont, comme souvent ici, l'occasion de se donner rendez-vous
au pied du massif jurassien qui ne cesse de nous étonner, par la
diversité de ses paysages et sa tranquille certitude d'être un lieu
précieux, loin des folies urbaines et des plages surpeuplées...
Marc Verney
Auteur du site
Juillet-Août 2011
Les
routes des vacances nous attendent
Une
nouvelle fois le site Sur ma route prend ses quartiers d'été
et part vadrouiller sur le bitume brûlant de nos anciennes routes nationales.
Comme d'habitude, on nous retrouvera dans l'est du pays... mais,
c'est vrai, notre activité est bien plus discrète que la Google Car,
rencontrée en ce début 2011 à Châtillon-sur-Seine et qui photgraphie
méthodiquement les paysages de France. Bon, on ne joue pas dans
la même catégorie...
Pour ces mois de juillet et d'août, on va s'intéresser à l'un
des axes les plus importants du pays, l'ancienne N75. C'était, dans
les années soixante, la route des Parisiens se précipitant dès les premières
neiges à l'assaut des stations de ski des Alpes.
La route nationale 75 historique reliait Tournus en Saône-et-Loire
à Sisteron (Alpes de Haute-Provence). Un pied dans le nord, un pied
dans le sud, la route passe au raz du Jura, s'ouvre sur les paysages
du Bugey avant de traverser Grenoble et de grimper lentement jusqu'au
col de la Croix-Haute, sommet du parcours à 1179 m.
Puis le bitume redescend joliment vers Sisteron au son des premières
cigales; nous aurons roulé un peu plus de 300 km sur cette "autre route
blanche" (aux côtés de la RN5 Paris-Genève) au rythme de l'Atlas
Michelin des routes de France 1959... On vous livre tout d'abord
la première partie: Tournus-Les Abrets.
Et puis nous publions également la troisième partie de la promenade
autour et dans Paris...Si les abords de la capitale sont riches (encore
un peu!) en ancien patrimoine routier, on ne peut en dire autant de
la capitale intra muros, qui a, année après année, renouvelé
sa signalisation.
Paris a d'ailleurs installé relativement tard des indications
routières: le premier sens unique est instauré en 1907 et le premier
signal directionnel n'est posé que le 5 mai 1923 sur les quais de la
Seine (rive droite).
On vous souhaite donc plein de découvertes et de jolies surprises
le long des routes de France... On se retrouve dans le coeur du mois
d'août 2011 pour la publication de la deuxième partie de la promenade
sur la R.N.75 historique.
Bon été!!
Marc Verney
Auteur du site
Juin 2011
Passionnants
voyages!
Que
ce soit autour du périphérique, sur une petite départementale perdue,
ou bien encore sur l'une de nos anciennes grandes nationales, l'histoire,
petite ou grande, nous saute à la figure à chaque tournant... C'est
l'un des plaisirs de ces voyages sur les belles chaussées hexagonales...
Le trajet qui nous intéresse ce mois-ci ne déroge pas à la règle...
Charleville-Mézières-Luxeuil par Verdun, voilà le long trajet (un
peu plus de 300 km) de la route nationale 64 de 1959. La voie longe
les plus importants champs de bataille de l'histoire de France: Sedan,
l'Argonne, Saint-Mihiel, Verdun...
Et de toutes les époques... Le 31 août 1944, c'est à Verdun que
l'armée Patton franchit la Meuse et se tend irrémédiablement vers le
coeur du IIIe Reich; le 1er septembre 1870, c'est à Sedan que Napoléon
III est fait prisonnier par les Prussiens... Plus au sud, nous croiserons
une fois de plus le souvenir de Jeanne d'Arc puisque la chaussée nous
amène aux portes de la maison de la pucelle d'Orléans...
Mais il n'y a heureusement pas que les guerres: à Commercy, voici
les madeleines, tandis qu'à Verdun nous croquerons dans de savoureuses
dragées... Et finalement, nous croquerons à belles dents dans un sympathique
jambon macéré au vin du Jura tout en buvant la bonne eau de Contrexéville...
Petite histoire encore sur cette surprenante N64: c'est à Neufchâteau,
en pleine forêt lorraine qu'un certain Walt Disney débarque en 1918
avec les troupes américaines venues batailler contre les Allemands au
côtés des Français et des Anglais... Y imagina-t-il son Bambi??
Et un peu plus loin, c'est à la minuscule bourgade de Darney que le
nouveau président tchécoslovaque Masaryk réserve sa première visite
en France... Pourquoi? Eh bien à vous de le découvrir au fil des kilomètres
de cette N64...
Un dernier mot sur la rocambolesque affaire des radars: tout
au long des routes de France, des centaines de ces machines traquent
le kilomètre/heure supplémentaire, synonyme de points perdus... Elles
ont, jusqu'à présent, permis de préserver des vies (il faut se rappeler
que dans les années 70, c'était l'équivalent d'une petite cité qui périssait
dans les accidents de la route...).
Supprimer les panneaux avertissants ces radars ne pose pas de problème
au voyageur -lent- des anciennes nationales... Encore faut-il que
les limitations de vitesse qui nous sont imposées soient clairement
affichées et que leur but soit la sécurité... Il faut, du coup, dire
non à certaines limitations abruptes sur quelques centaines de mètre
et qui peuvent, parfois, être vues comme des pièges pour automobilistes!
Marc Verney
Auteur du site
Mai 2011
Après
le périph', un peu d'air!!
Mes
promenades à pied autour du boulevard périphérique parisien m'ont fortement
incité à chercher très vite un peu d'air pur... Eh bien voilà, du
côté du nord de la Bourgogne se trouve l'amorce d'une ancienne nationale
emplie d'histoire et de paysage, la RN80.
Celle-ci, sillonnant joliment les campagnes bourguignonnes entre
Châtillon-sur-Seine et Cluny, propose de mieux faire connaissance avec
les paysages du Morvan et de découvrir un mignon chapelet de cités de
caractère: Châtillon-sur-Seine, Montbard, Semur-en-Auxois, Saulieu ou
bien encore Autun.
Une touche d'histoire: de place en place, le macadam de cette
voie recouvre certains grands axes de la Gaule gallo-romaine... Ce fut
aussi, un temps, une concurrente efficace à la route de poste Paris-Lyon
par Arnay-le-Duc...
Et puis l'Empereur est passé par là... Un dernier mot: lors de
sa création, en 1824, l'itinéraire est décrit comme étant la voie de
Châtillon-sur-Seine à Mâcon par Autun. Pour notre part, nous suivrons
le chemin de 1959 tel que visible sur notre vieil -mais néanmoins fidèle-
atlas Michelin (un trajet effectué en octobre 2009 et en février 2011).
D'ici l'été nous arpenterons encore quelques axes nationaux déclassés
dans l'est et le sud-est de notre beau pays... Le périmètre éditorial
de ce site n'a pas changé: faire découvrir les anciennes routes d'un
grand quart nord-est de l'Hexagone.
Je réalise avec plaisir ce site de manière bénévole depuis 2005,
je le construit aussi -bien sûr- pour une idée: celle de contribuer
à retrouver les plaisirs du voyage lent, où l'on s'arrête au gré de
nos envies et non en suivant un chemin prédéterminé...
Vous me connaissez maintenant, j'aime butiner! Mais faut-il plus
aller vers le vieux patrimoine routier (qui disparaît rapidement) ou
bien compléter la balade avec de plus amples infos touristiques?? La
balle est dans votre camp, amis lecteurs!
Marc Verney
Auteur du site
Avril 2011
Promenades
de printemps
Dans
quelques paires d'années sans doute, les historiens se demanderont
pourquoi les Occidentaux aimaient tant tourner en rond sur les pistes
de bitume qui encerclaient leur cités d'un rideau de métal et de béton
quasi inexpugnable... Bon, nous n'en sommes pas encore à décrypter le
mode de vie du Parisien moyen qui cherchait avant tout à aller le plus
vite d'un point A (son domicile) à un point B (son boulot) en utilisant
pour ce faire un transport individuel gourmand en espace et en énergie:
sa voiture...
Notre deuxième promenade aux alentours du boulevard périphérique
parisien nous emmène de la porte de la Chapelle à la porte d'Italie.
On y découvrira que, dès le XVIIe siècle, une véritable organisation
industrielle -le chasse-marée- apportait de nuit à Paris le poisson
fraîchement pêché à Calais, Boulogne ou Dieppe... que l'histoire industrielle
de la capitale a profondément marqué le nord de Paris (les Grands Moulins
de Pantin, les abattoirs de la Villette...), qu'un canal napoléonien
a failli devenir une autoroute en pleine cité... Nous frôlerons aussi
les twin towers parisiennes à la porte de Bagnolet et nous remercierons
Serge Gainsbourg de "couvrir" le périph'...
Enfin, le site retourne sur la route nationale 5 historique...
Quand on se promène au rythme de Sur ma route on ne va pas vite il est
vrai et c'est tant mieux... Du coup, on se fait plaisir en regardant,
kilomètre après kilomètre, les paysages changer, évoluer... Et qu'est-ce
que l'on voit, au milieu des herbes poussant sur les bas-côtés?? Ces
bonnes vieilles bornes qui égrènent les distances sur nos routes depuis
les siècles passés... Nous vous présentons les échantillons représentatifs
vus tout au long de la RN5 historique...
Bonnes promenades! Après tout, le printemps s'installe, non?
Marc Verney
Auteur du site
Mars 2011
Un
tour autour de l'anneau!!
Pour
le piéton, s'aventurer sur les bords immédiat du périphérique parisien
s'apparente à un suicide. C'est dit.
Non, il faut virevolter autour de l'anneau par les rues adjacentes,
retrouver le tracé des Maréchaux, passer les portes au milieu de la
circulation tonitruante... retrouver quelques havres de paix surprenants,
mais aussi oser traverser certaines zones "difficiles", espaces urbains
en déroute, qui en disent long sur la nature de notre civilisation...
Cette promenade dans l'ouest parisien est loin d'être touristique.
On y rencontre du béton, du métal et du plastique. Des gens, aussi...
Il y aurait quand même 100 000 personnes habitant autour de ce cercle
de bitume...
Notre périple va commencer dans un toussotement! Nous voilà à
la porte d'Orléans, enserrés dans une masse métallique mouvante et bruyante.
C'est un dimanche de retours de week-end. Les Parisiens sont nombreux
à tenter de se faufiler entre les rames du moderne tramway qui sillonne
désormais le boulevard des Maréchaux...
Mais auparavant, il faut entrer dans Paris par l'autoroute du
Sud... Et là, depuis 1960, le trafic se concentre sur un triangle de
bitume où convergent les véhicules venus d'Orly, de Longjumeau (RN20)
et de la RN7 au sud de Corbeil... Mais en 1954, un projet prévoyait
d'amener l'autoroute directement au coeur de la capitale à la place
Denfert-Rochereau! Tentative heureusement retoquée par le Conseil municipal...
Et puis cette promenade va nous faire redécouvrir certaines grandes
nationales historique au départ de Paris, comme la nationale 20 (porte
d'Orléans), la nationale 10 (porte de Sèvres), la nationale 13
(porte Maillot) ou bien encore la nationale 14 (porte de Clignancourt).
Marc Verney
Auteur du site
Février 2011
"Minor roads, big joy !" (*)
En
1959, quand je consulte attentivement mon Atlas Michelin des
routes, la route nationale 67 se lance en direction des monts jurassiens
depuis Saint-Dizier.
Une bien originale traversée de l'est français, entre Lorraine
et Franche-Comté, sur une chaussée, aujourd'hui déclassée ou réaménagée
en voie rapide. Du coup, au fil des kilomètres, à Joinville, Champlitte,
Marnay ou Ornans, on retrouve cette agréable sensation: voyager tranquille
pour découvrir un pays écarté des autoroutes.
La troisième et dernière partie de cette balade sur la RN67 historique
de 1959 nous emmène d'ailleurs de Besançon à la frontière suisse en
passant par la vallée et la source de la Loue, les alentours du magnifique
Mont-d'Or...
Eh oui, les monts du Jura cachent aussi quelques unes de leurs
plus belles merveilles dans le Doubs...
C'est toujours un plaisir sans cesse renouvelé qui me fait rouler,
marcher ou trottiner le long de ces anciennes chaussées de bitume craquelé.
A chaque virage ou presque, une nouvelle surprise visuelle, des paysages
à taille humaine...
Et il est enthousiasmant de voir que cette thématique a été et
est encore partagée par beaucoup (y compris dans le passé!!)... En fouillant
dans les stocks d'une librairie d'occasion du boulevard Saint-Michel
à Paris, je suis tombé sur un guide de langue anglaise édité en 1974
par Darton Longman & Todd.
Quel est le contenu de l'ouvrage, rédigé par Peter Brereton et
intitulé Through France on minor roads? Et bien, tout simplement,
"Meet the real France that everybody loves but few foreigners discover"...
Nos amis britanniques, déjà pionniers des voyages au XIXe siècle,
seraient-ils aussi des pionniers du slow travel motorisé? L'ouvrage
propose en tout cas sept itinéraires traversant la France... dont la
fameuse et charmante route buissonnnière déjà évoquée ici
par le site Sur ma route.
Quelques mots en VO (pour le plaisir) d'une description de la
route N437 historique entre Morteau et Pontarlier: "After Morteau
the road proceeds by the narrow and spectacularly beautiful gorges of
the River Doubs. On either side of the road and the sparkling, crystal-clear
river, immense vertical rocks overshadow the scene. Higher still, in
the background, are the pine forests".
Mignon, non?
(*) Petites routes, grande joie!
Marc Verney
Auteur du site
Janvier 2011
Une
bonne année 2011!
Eh
bien voilà, nous sommes en 2011, cinq ans après les débuts du site
Sur ma route. La France a été parcourue en long et en large; il
semble bien qu'il y ait encore tant d'endroit et de jolies chaussées
à découvrir, comme celle-ci, thème de ce mois de janvier 2011...
La route N469 historique (aujourd'hui D469) pique tout droit vers
l'une des plus belles régions du Jura, la reculée des Planches et la
ville d'Arbois capitale du vignoble jurassien, aimablement située au
coeur de ce "bon pays" qui touche tous les amateurs de bonne chère...
Oh, le trajet est remarquablement court... à peine une trentaine
de kilomètres, mais suffisamment pour passer de la plaine à la montagne
et pour trouver, sur notre chemin, d'anciennes signalisations forestières
perdues au creux des bois touffus!
Les amateurs des voyages et des routes vont noter cet anniversaire 2011:
il y a deux siècle, fin 1811, était établi sous le 1er Empire le tout
premier système de numérotation des routes appartenant à l'Etat.
A l'époque, l'Empire français s'étendait dans le nord de l'Europe
et comprenait aussi une partie de l'Italie. En 1811, il y avait donc
au total pas moins de 130 départements français!
Le système de numérotation fut créé en fonction de ce large territoire
et comprenait des routes maintenant situées à l'étranger.
Ainsi, par exemple, les numéros allant de 1 à 14 correspondaient
aux quatorze routes de 1ère classe reliant Paris aux grands ports militaires
ou aux grandes cités de l'Empire. Numérotées dans le sens des aiguilles
d'une montre au départ de Paris, le n°1 fut logiquement attribué à la
route de Paris à Calais.
Là, c'est l'importance stratégique qui a compté dans le choix de
cette numérotation puisque Napoléon comptait bien débarquer un jour
outre-Manche... En 1811, la route nationale 5 ("notre" route
blanche) porte le nom de route impériale n°6 de Paris à Rome en
passant par Dijon, Genève et Milan. Long de 1420 km, l'itinéraire passait
par le fameux col du Simplon. Nous y reviendrons. Bonne route!!
Marc Verney
Auteur du site
Octobre, novembre et décembre 2010
Savez-vous
que...
En
1959, la RN77 relie la Belgique (vers Bouillon) à Nevers, en passant
par Sedan, Châlons, Troyes, Auxerre, Clamecy... Voilà une belle percée
de 395 kilomètres, d'ailleurs souvent mise à profit par les envahisseurs
venus de l'Est!!!
C'est aussi un bel itinéraire transversal comme on les aime qui
nous fait décourir certaines des plus jolies villes de la Champagne
et de la Bourgogne. Ce séduisant macadam, largement déclassé, permet
de glisser tout en douceur des rudes coteaux ardennois à la douceur
des bords de Loire. Tentant, non?
Eh bien, c'est le thème de cette fin 2010 puisque je me vois
obligé de ralentir -très provisoirement- la production sur ce
site en raison d'un changement à venir de matériel...
Ah, progrès technologique... Ca n'est hélas pas toujours pour
le meilleur... Cette période est mise à profit pour peaufiner mon travail
sur le trajet Paris-Genève!
A ce propos, savez-vous qu'au n°302 de la rue de Charenton, porte
d'entrée de la route blanche dans Paris, on trouvait, en 1790,
l'une des plus fameuses guinguettes du coin, le Cabaret de la Grande-Pinte,
repaire du bandit Cartouche...
Savez-vous encore que, quelques kilomètres plus loin, on se baignait
sans problèmes à Charenton au XVIIe siècle! Les beaux jours, il pouvait
même y avoir jusqu'à quatre mille baigneurs sur les bords de la Marne...
et que l'on y pratiquait même le naturisme!!!
Et puis, savez-vous encore que, sur la route de Melun, le week-end
de la Pentecôte 1904, auront circulé 702 automobiles, 182 motos et 7683
bicyclettes... Ou bien encore que Tonnerre en Bourgogne voit naître
le renommé Charles de Beaumont d'Eon, un agent secret du roi Louis XV
qui se déguisait en femme...
Ou enfin que le canal de Bourgogne, qui longe sur de nombreux
kilomètres la route blanche a vu aussi passer en 1885 un torpilleur
de guerre... Quand on cherche bien, il est tout simplement incroyable
de voir le nombre d'informations de tous genres que l'on récolte autour
de l'histoire d'un trajet...
Drôles, parfois pathétiques ou bien tout simplement passionnantes,
ces anecdotes et infos accompagnent notre voyage, nous font mieux approcher
la réalité des régions traversées... En un mot, en ces temps où certains
commencent à redécouvrir les plaisirs du "voyage lent"... ces petits
riens nous guident et nous transportent dans la vraie vie. A déguster
sans modération, non?
Marc Verney
Auteur du site
Septembre 2010
Rentrée
des casses (*)
Lyon,
voilà une cité qui nous étonnera toujours. Dotée d'un prestigieux
passé, la cité n'a pourtant été, longtemps, qu'une étape encombrée sur
la route du soleil. Et les voyageurs des années cinquante à aujourd'hui
de souvent citer la traversée de la ville comme un cauchemar motorisé
à peine adouci par le percement des tunnels de la Croix-Rousse puis
de Fourvière...
L'image est injuste, car Lyon et ses trésors millénaires méritent
bien plus qu'un regard, esquissé depuis le bitume d'une autoroute A7
parfumée par les gaz de millions de touristes européens...
Le site Sur ma route fait aboutir à Lyon deux des nationales
historiques desservant les monts du Jura: l'axe N83, qui mène à Strabourg
et la nationale 84, une bien belle chaussée, qui desservait Bellegarde
et Genève. Mais Lyon, irriguée depuis la capitale française par les
célèbres N6 et N7 a constamment été un des carrefours majeurs de cette
partie de l'Europe.
En une page, nous abordons ce qui a fait le charme et toute la
difficulté de la traversée de cette cité éminement attachante...
Ces mois d'été passés sur les routes de France me le confirment:
le petit patrimoine routier se meurt à grande vitesse. Sans quitter
notre principal objectif, la description des plus jolies routes touristiques
menant au Jura et dans l'est de la France, je m'autoriserais, de temps
en temps, la publication de galeries de photo liées aux vingt grandes
routes nationales hexagonales traitées sur ce site. Sur ma route
progresse à une allure d'escargot, c'est vrai, mais il y a ici, toujours
présente, la volonté de donner le meilleur de ce que je recueille lors
de mes trajets hexagonaux. Et de vous le faire partager.
Vous aurez noté de petits changements de couleur... et de mise
en page. Voilà notre contribution au modernisme affiché par cette société
hantée par le changement... Le rythme de parution évolue hélas
de mois en mois; il y a d'une part mes lourdes obligations professionnelles
et la concrétisation -d'autre part- d'une étude beaucoup plus poussée
réalisée sur la route blanche Paris-Genève...
Il en sera bientôt question!!! Bonne rentrée!!!
(*) Une casse est la boîte utilisée en imprimerie pour ranger les lettres
nécessaires à la confection de la page...
Marc Verney
Auteur du site
Juin-juillet-août 2010
Voilà
l'été!
Oui, voilà l'été et les longs voyages sur les jolies routes françaises...
Le moment de décompresser et de se changer les idées en admirant les
paysages de l'Hexagone. L'auteur de ce site s'autorise une longue pause
en raison de plusieurs projets, dont certains sont étroitement liés
à la route blanche... On en reparlera!
Pour vous "aider" à patienter toute la belle saison (!), Sur
ma route vous propose une longue promenade sur l'une des nationales
les plus atypiques de ce pays, la N73
historique, qui, avant de traverser les plaines de la Saône et de la
Loire passe un bon bout de temps au milieu des vallons du Sundgau, des
monts jurassiens et des vignobles de la Bourgogne... Un superbe périple
d'environ 400 kilomètres, nous indique l'Atlas des grandes routes
de France Michelin de 1959...
Autre route mythique et nettement plus fréquentée, la N7 refait
parler d'elle grâce à Thierry Dubois. Plusieurs années après un premier
ouvrage sur le sujet, cet auteur et dessinateur bien connu des "nostalgiques"
de la route publie chez Drivers un nouveau
livre consacré à la nationale 7. Il a bien voulu répondre à nos
questions... Cette publication est passionnante à plus d'un titre: on
y trouve de nombreuses photos inédites ainsi que de nouveaux dessins
de l'auteur, qui montre-là un talent véritable à nous remettre en mémoire
les années épiques de la route Paris-Côte-d'Azur!! Merci à lui!
Enfin, de nombreuses informations nous prouvent que le temps du
petit patrimoine routier qui reste encore en place au bord de nos chaussées
est bien compté. Les destructions de panneaux Michelin et les ravalements
de façades sont légions, du nord au sud du pays. Alors, à vos appareils
photos (argentiques ou numériques)...
Bon(s) voyage(s)!!
Marc Verney
Auteur du site
Avril-mai 2010
Un
bis pour le numéro 5!
Nous
voici à nouveau sur le trajet de la route blanche ce printemps...
Plusieurs portions du trajet Paris-Genève ont porté le numéro 5 bis
entre Brie-Comte-Robert, Melun, Fontainebleau et Montereau.
Dans l'Yonne, la boucle, de Sens à Saint-Florentin par Villeneuve-sur-Yonne
et Joigny a porté un temps le numéro 5 bis jusque dans les années 40
(pour être ensuite remplacé par le n°6)...
L'itinéraire emprunte l'un des anciens chemins de poste Paris-Dijon
avant qu'il ne soit décidé d'ouvrir une voie plus directe par Cerisiers
et la forêt d'Othe...
L'occasion est belle pour aller visiter sur 53 kilomètres quelques jolies
cités de la vallée de l'Yonne...
Nouveauté, cette courte promenade est agrémentée de conseils
aux voyageurs et d'informations touristiques sur les endroits traversés.
Finalement, c'est un peu le sens de ce site... Vous donner envie de
prendre la route et de déguster les paysages, n'est-ce pas la finalité
de tout ce travail??
Marc Verney
Auteur du site
Mars 2010
Désirs
de printemps, de beau, de nouveau...
En
1959, la route nationale 60 reliait Châteauneuf-sur-Loire (non loin
d'Orléans) à Toul en passant par Montargis, Sens et Troyes. Ce bel
axe transversal croisait la RN5 (route blanche) à la hauteur
de Sens et partageait avec elle quelques kilomètres de bitume jusqu'au
carrefour du Petit-Villiers. La nationale 60 historique nous rappelle
un gros morceau de l'histoire de France: la route relie Orléans, ville
délivrée par Jeanne d'Arc en mai 1429 à la région de Vaucouleurs, où
Jeanne, débarquée un an plus tôt de Domrémy, son village natal tout
proche, est venue raconter ses visions à Robert de Baudricourt. Celui-ci
lui donna par la suite une escorte pour aller voir le roi de France...
On connaît la suite! Du coup, voilà que ce bout de macadam transversal
prend une toute autre allure... Sur ma route vous propose donc de remonter
le temps, et de faire un voyage jusqu'aux "sources" de l'épopée de la
Pucelle d'Orléans... Pas mal pour entrer dans le printemps, non?
"No parking, no business"
Dès les premières minutes de vie du site Sur ma route nous
avons été confrontés à cette "chose" tentaculaire qu'est la banlieue
commerçante... Un très intéressant dossier sur le sujet a été publié
dans le magazine Télérama du 13 février dernier. Il en ressort
que, dans les années soixante, "l'empire du hangar", comme le
dit joliment l'hebdo a très rapidement pris le dessus sur toute autre
forme de développement urbain sous la pression d'architectes, d'entrepreneurs
et d'ingénieurs qui n'ont souvent pour seule ambition que de rattraper
le "retard" pris à l'époque par la France en matière de liaisons rapides
et de modernisme made in USA...
Le tout voiture devait être le modèle à venir: un habitat de
lotissements relié aux centres commerciaux et aux zones d'activité où
l'homme ne peut se déplacer qu'en véhicule motorisé... Appliqué aux
vieilles cités françaises parfois encore entourées de leurs murs féodaux,
ce modèle allait finalement vite se montrer désastreux sur le plan environnemental
et social.
"L'urbanisme raconte ce que nous sommes, dit encore Télérama.
Le Moyen-Age a eu ses villes fortifiées et ses cathédrales, le
XIXe siècle ses boulevards et ses lycées. Nous avons nos hangars commerciaux
et nos lotissements"...! Aujourd'hui, cette dégradation de l'espace
se poursuit sur fond de guerres commerciales entre enseignes rivales,
de crise du logement, de spéculation foncière qui détruit les meilleures
terres agricoles...
Comment désormais retrouver le goût de la cité, du vivre-ensemble??
Il y a urgence. La banalisation et l'uniformisation de nos paysages
est désormais une réalité. De ville en ville, les mêmes zones laides
et inhumaines... La solution? Pour l'architecte David Mangin, c'est
la ville hybride, métissée, où commerces, habitat et activités se juxtaposent
sans s'opposer, où la culture retrouve une place centrale... A ce propos,
un chiffre amusant: il y a désormais 30 000 ronds-points en France,
soit la moitié du total mondial... On n'a pas fini de tourner en rond
dans cette civilisation en tôle ondulée...
Marc Verney
Auteur du site
Février 2010
Apologie
du voyage lent...
Voyager
lentement, quelle idée loufoque... Découvrir un pays grâce à ses
voies de communication, quelle étrangeté...
Deux informations parues dans le quotidien Libération entre fin
2009 et début 2010 ont fait "tilt" dans mon esprit.
Il s'agit tout d'abord de l'initiative de la chaîne de TV norvégienne
publique NRK2 qui a diffusé un gigantesque documentaire de 7 heures
sur les 100 ans du Bergensbanen, le train qui relie Bergen à
Oslo sur une distance de 496 km.
Imaginez un documentaire sur le Mistral en prime time
sur France 2!!! Et l'émission a été un énorme succès: un quart de la
population a voyagé -minute après minute- avec les caméras de NRK2 sur
la ligne qui traverse, nous précise Libération (16-17 janvier
2010) les montagnes enneigées "où ont été tournées des scènes de
la planète glaciale Hoth, dans Star Wars, épisode V: l'Empire contre-attaque"...
Et la télé norvégienne ne s'est pas arrêté en si bon chemin... L'intégralité
du contenu est à télécharger librement sur internet (lire)...
Mis en ligne sous la licence Creative Commons, le film est totalement
libre de droits, si bien que chacun est totalement libre d'en faire
ce qui lui plait...
Autre type de voyage lent... ce fabuleux travail réalisé dans
les Alpes-de-Haute-Provence par l'artiste britannique Andy Goldsworthy...
L'homme a placé sept "refuges d'art" et trois "sentinelles" sur un magnifique
sentier montagneux culminant à 1600 m d'altitude pour une randonnée
de près de 150 kilomètres de long!!
L'information a été publiée dans le Libération des 14 et 15 novembre
2009. Il n'est là pas question d'automobile ni d'un quelconque véhicule...
Mais juste de marcher, de souffrir un peu pour découvrir ce mariage
entre art et nature. Et si voyager, c'était aussi aller là où l'oeil
nous porte?
Libération cite un érudit humaniste du XVIIe siècle: "Ambulo
ergo sum" ("Je marche donc je suis") avait-il écrit à Descartes...
Bonne fin d'hiver!
Marc Verney
Auteur
du site
(éditos précédents)