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Villes
et villages traversés par la N82 (1959):
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Belles routes de France... |
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La route
(auj. D1082) commence peu après la petite bourgade de L'Hôpital-sur-Rhins
par une forte grimpette qui nous emmène à Vendranges. La RN7
est laissée sur la gauche. Au sommet du plateau qui domine les
gorges de la Loire -7,8 km à notre droite- voilà Neulise où il est fait
état d'un relais de poste au XVIIIe siècle. La chaussée redescend
doucement vers Balbigny; on y retrouve le cours du fleuve. A noter l'intéressante
escapade vers le château de la Roche par la départementale 56. Les impressionnantes
lignes droites se succèdent jusqu'à Feurs, une petite cité qui tire son
origine de la dénomination romaine de Forum Segusiavorum, un lieu
d'échange du peuple antique les Ségusiaves. C'est également une ville
à la croisée des chemins, puisque la RN82 de 1959 y croise la RN89 historique
Lyon-Bordeaux. A noter que Feurs a directement donné son nom à la province
du Forez.
A l'horizon
d'ailleurs, les monts du Forez et la station de ski de Pierre-sur-Haute
(1634 m), non loin de la fantastique route du col du Béal, qui nous a
emmené, en avril 2007 vers Issoire et la N9.
L'automobiliste qui suit la route bleue, n'aura, lui, toujours
pas un seul virage à faire jusqu'à Montrond-les-Bains. La petite station
thermale, située à une vingtaine de kilomètres au nord de Saint-Etienne,
n'a pas grand chose à raconter, si ce n'est les impressionnantes plaques
Michelin (1933), bien conservées par la municipalité, au carrefour des
N82 et N496 (Lozanne-La Bourboule). Les bourgs se succèdent sur la chaussée
de Saint-Etienne: Cuzieu, Veauche, La Fouillouse, Saint-Priest-en-Jarez.
Ici où là, des traces de la route historique, comme cet ancien restaurant
"la Route Bleue", à la sortie sud de La Fouillouse.
La sortie
de Saint-Etienne est rapide. Dès les premiers hectomètres de verdure,
la route s'élève rapidement (7% sur 10 km) en direction de Planfoy. Les
virages s'enchaînent: on entre dans le joli massif du Mont-Pilat, qui
se dresse entre Saint-Etienne et la vallée du Rhône (1432 m au crêt de
la Perdrix). L'axe est là, normalement interdit aux poids-lourds. Le col
de la République ou col du Grand-Bois franchit ces montagnes à une altitude
de 1161 m. Il se situe sur la commune de Saint-Genest-Malifaux. L'endroit
a une histoire: c'est, en 1903, le premier passage de plus de mille mètres
franchi par le Tour de France cycliste. Le nom République (porté par une
localité voisine) viendrait d'une une secte religieuse, la "République
de Jésus-Christ" qui a tenté d'y fonder en 1794, un petit Etat. C’est
un certain Philibert Réocreux, ingénieur des Ponts et Chaussées qui fut
chargé de la construction de cette voie, terminée en 1830.
La route passe ensuite aux Trois-Croix, un nom qui désigne en fait les trois embranchements successifs de chemins que l'on y rencontre. L'arrivée sur Bourg-Argental est rapide. De l'autre côté du Mont-Pilat on sent déjà l'appel du Sud... Imperceptiblement, voilà la végétation et le style des habitations qui évoluent. D'ailleurs, peu de kilomètres après Bourg-Argental, c'est l'Ardèche. La route s'y appelle aujourd'hui (2008) D820. Saint-Marcel-les-Annonay et Boulieu-les-Annonay ont déjà l'allure de ces bastides méridionales...
En 1959, la RN82 évite Annonay. Nous filerons donc par Davezieux (D82) et Saint-Cyr (D182). La vallée du Rhône et ses terrains fertiles s'annonce. Encore quelques virages en descente assez prononcée et nous sommes à Andance, terme de la N82 de 1959. La route bleue y croise la N86 historique en provenance de Lyon. La traversée du Rhône peut se faire ici, ou plus au sud à Saint-Vallier. Dans les deux cas, l'automobiliste rejoint la N7. Marc
Verney (décembre 2008)
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