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Villes
et villages traversés par la N84 (1959):
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Belles
routes de France...
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La route nationale 84 de 1959 naît aux portes de la Suisse, à côté du gros bourg de Saint-Genis-Pouilly. Totalement déclassée sur l'ensemble de son parcours Genève-Lyon en 2006, elle est, en outre, débordée par une nouvelle voie rapide dans son périple en plaine de Gex. Au niveau du trafic, c'est la vertigineuse autoroute A40 qui lui donne le coup de grâce dans les dernières décennies du XXe siècle. Très empruntée dans son parcours Pont-d'Ain-Bellegarde par les skieurs "montant" vers les stations savoyardes, la nationale faisait au total 147 kilomètres entre la métropole helvète et la capitale des Gaules. Les points forts touristiques de cette route, qui dévale les ultimes contreforts jurassiens vers la plaine du Rhône sont plus nombreux qu'il n'y paraît... Entre Genève et Collonges, la chaussée se fait parallèle au lac Léman et aux plus hauts sommets du Jura alors que se dessinent au loin les cimes blanches de la chaîne des Alpes... Par beau temps, c'est magique. Le défilé de l'Ecluse et son fort accroché à la paroi, avec le Rhône grondant en contrebas est un autre temps fort du trajet. A Bellegarde, la route délaisse son puissant compagnon liquide pour entrer dans les groges de la Valserine. Désormais, l'autoroute moderne virevolte au-dessus de nos têtes... C'est assez impressionnant, sommes toutes. Nantua et sa cluse s'approchent. Voilà le lac, et le carrefour de La Cluse. La route file à gauche toute vers Saint-Martin-du-Frène.
Après Labalme, la RN84 effectue une véritable plongée vers le petit bourg vigneron de Cerdon situé en contrebas des monts massifs qui l'encerclent. Il faut faire une courte halte au belvédère pour apprécier l'un des derniers reliefs jurassiens du voyage. Poncin, agréable petit bourg recroquevillé derrière ses murs marque la fin du trajet montagneux de la N84 historique.
A quelques kilomètres de là, le bitume se lie avec la jolie rivière Ain, qui dévale avec entrain du pays des lacs. Deux ou trois charmants coups d'oeil plus tard, on traverse le flot à Neuville sur un robuste pont de pierre qui nous montre bien le chemin de la route historique. En effet, c'est ici que route moderne et route ancienne se séparent provisoirement, se retrouvant des kilomètres plus loin, aux environs de Meximieux. Après une visite de la cité médiévale de Pérouges, la route commence son long périple dans les banlieues lyonnaises. Après le vaste camp militaire de la Valbonne et Montluel, c'est fini, l'agglomération lyonnaise vous a happé... et ne vous lâchera plus...
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