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| Entouré
de cactus, non loin de la vieille douane franco-italienne de la N7,
ce Michelin clôt le chapitre de la nationale Paris-Menton. (photo:
octobre 2008). |
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| Cette
borne marque la limite entre Var et Alpes-Maritimes. Côté
Var, la route s'appelle désormais DN7, côté Alpes-Maritimes,
D6007. (photo: MV, octobre 2008). |
| AVERTISSEMENT:
les photos et dessins de ce site sont soumis au droit d'auteur. Pour
toute autre utilisation, contacter le concepteur-rédacteur
de Sur ma route. Merci de votre compréhension... |
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Localités
traversées et desservies par la N7 de 1959 entre Aix-en-Provence
et Menton:
Aix-en-Provence
Châteauneuf-le-Rouge
Pourcieux
St-Maximin-la-Ste-Baume
Tourves
Brignoles
Le Luc
Le Cannet-des-Maures
Vidauban
Le Muy
Puget-sur-Argens
Fréjus
L'Auberge-des-Adrets
Mandelieu-la-Napoule
La Bocca
Cannes
Golfe-Juan
Juan-les-Pins
Antibes
Cros-de-Cagnes
Nice
La Turbie
Roquebrune
Menton
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| Anciens
panneaux indicateurs à Nice. Ceux-ci sont situés près
de l'aéroport de la cité (photo: EF, octobre 2008). |
Pour
en savoir plus sur la N7
Voilà un formidable précurseur des promenades multimédia
sur les routes de France. Le site de Thierry Dubois emmène l'automobiliste
virtuel sur les traces des vacanciers des années 60, lorsqu'ils empruntaient
la fameuse nationale 7 pour rejoindre les campings de la Méditerranée...
Thierry est également le talentueux dessinateur de deux ouvrages consacrés
aux routes du soleil: La route Paris-Côte d'Azur et Rochepot,
la vieille route aux éditions Drivers. (lire)
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| Commémoration
de la course de côte de 1897 sur la Grande Corniche. (Photo:
MV, octobre 2008). |
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| Le monument
romain de la Turbie rappelle la victoire de Rome sur les Ligures (Photo:
EF, oct. 2008). |
| Documentation
écrite utilisée: Atlas Michelin des Grandes Routes
de France (1959), Atlas routier Michelin France 2007, Carte
Michelin n°84 Marseille-Menton (1961), Guide Bleu de
la France automobile (Hachette, 1954), Guide littéraire
de la France (Hachette, 1964), Wikipédia, Wikisara.
Remerciements aux sites internet des villes et villages traversés
par la RN7. |
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| La jolie
fontaine de Menton, don de la Couronne d'Angleterre aux habitants.
(Photo: MV, oct. 2008). |
D'autres
liens sur la N7
Un forum de discussion Wikisara conscré au trajet de
la N7 sur la Côte-d'Azur (lire).
Le site de Johan Schulé. Johan a créé cette page pour faire
partager sa passion pour la route nationale 7. Pour lui, "les Etats-Unis
ont la route 66, en France il y a la N7, qui tout comme la route 66
a participé au développement du pays"... Un site tout en photos
qui refait petit à petit le voyage vers la Grande Bleue (lire). |
La
Côte dans la littérature...
Cannes, par Prosper Mérimée (1866): "Prenez
des turquoises, des émeraudes et lapis-lazulis: voilà
pour le fond du ciel. Mettez-moi dessus de la poudre de diamant avec
des feux de bengale: ce sera pour deux ou trois petits nuages au-dessus
de notre montagne. Quant à la mer, prenez, ou plutôt
ne prenez autre chose que le chemin de fer pour venir la voir."
Nice, par Jules Romains: "Je suis arrivé au
lieu-dit la Lanterne, je me suis retourné vers Nice, dont la
vue, à cet endroit, fait penser à la Naples des images
légendaires, par une certaine composition de ville spacieuse,
de rivage bien courbé, de mer parfaite, de montagnes...". |
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Belles
routes de France...
RN7
(IV): cigales, pins et parasols
Quatrième et ultime partie de notre balade sur la N7 historique vers
la Méditerranée: la Côte d'Azur. Après Aix-en-Provence, la route virevolte
autour de magnifiques petits massifs aux reliefs aigus et nerveux: la
montagne Sainte-Victoire, le massif des Maures, l'Esterel... L'automobiliste
entrevoit une première fois la mer à Fréjus puis ne lâche plus la Grande
Bleue à partir de Cannes... Voilà encore quelques kilomètres "de rêve"
entre le sable et les palmiers: Golfe-Juan, Antibes, Cagnes-sur-Mer, Nice
et sa longue promenade des Anglais... Enfin, la N7 grimpe -presque- au
niveau du ciel sur la Grande Corniche, survole la principauté de Monaco
avant d'atterrir au pied des rochers à Menton, la ville-terminus de cette
enthousiasmante escapade de plus de mille kilomètres depuis la Capitale...
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La
RN7 dans le massif de l'Esterel (Photo: Marc Verney, octobre 2008).
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La
nationale 7 (D7N en 2009) s'extrait d'Aix-en-Provence par le cours
Gambetta. La ville n'est pas aisée à traverser: son centre ancien
est composé de ruelles tortueuses et charmantes, et à partir des années
1960, les nouveaux enjeux économiques ainsi que l'arrivée des rapatriés
d'Algérie poussent la ville à s'engager dans un vaste programme d'urbanisation.
Résultat: de précieuses minutes de perdues dans des embouteillages
qui n'ont rien à envier à ceux des départs en vacances des années
cinquante... Bon point par contre: Aix-en-Provence, cité au centre
piétonnier fort agréable compte en moyenne 300 jours de soleil par
an!
Premier gros village traversé par la N7 historique après Aix:
Pourcieux, posé au pied du mont Aurélien et situé entre le massif
de la Sainte-Baume au sud et la montagne Sainte-Victoire au nord,
est un petit village étape arrosé par l'Arc. Dès la première moitié
du XVIe siècle, ce bourg a été un relais de la poste aux chevaux entre
Tourves et Rousset. Voilà ensuite Saint-Maximin. Situé dans un petit
bassin, en fait le fond d’un ancien lac non loin des sources de l’Argens,
Saint-Maximin-la-Sainte-Baume se singularise par sa belle basilique.
A Tourves, on se situe à égale distance d'Aix et de Marseille.
La petite cité était déjà un carrefour stratégique de communication
à l'époque romaine. Tourves est en effet une des haltes de la voie
aurélienne (via aurelia Italie-Rhône). On trouve sa trace à
l’est et à l’ouest de la commune. Une borne milliaire de cette voie
a même été découverte. Elle avait été installée là à l'occasion de
sa réfection sous le troisième consulat de Néron, nous précise Wikipédia.
La RN7 historique descend maintenant la vallée du Carami jusqu'à Brignoles.
"Sous la puissante végétation méridionale, nous précise le
Guide Bleu de la France automobile 1954, apparaît, sanglante,
la terre à bauxite".
La N7 passe Brignoles, située sur la rive droite du Carami,
puis Flassans, où l'on croise l'Issole. Le Luc, situé à 9 km, est,
nous dit Météo France, la commune qui compte le plus de "jours
estivaux" en France!! On dit d'un jour qu'il est "estival"
lorsque la température maximale est supérieure ou égale à 25°C...
A même pas deux kilomètres de là, au Cannet-des-Maures, un croisement
qui fait chaud au coeur des automobilistes parisiens descendus "sur
la Côte": celui de la N7 avec la N558 (1959), route qui conduit à
Saint-Tropez par la Garde-Freinet. Sinon, la particularité de la commune
du Cannet-des-Maures tient à son dédoublement sur deux emplacements,
nous explique la mairie sur son site internet. Elle regroupe en effet
deux villages, le Vieux-Cannet, site historique perché sur une butte
de 247 m d’altitude, et le Cannet-des-Maures, quartier développé dans
la plaine après l’installation de la gare de chemin de fer en 1862.
Vidauban, qui s'étale à la fois dans la partie orientale de
la plaine des Maures et dans la moyenne vallée de l'Argens a été le
site du tournage du film Le château de ma mère, d'après Pagnol,
le Marseillais. Le bourg est protégé par la chapelle Sainte-Brigitte
bâtie au sommet d'un piton rocheux de 180 mètres qui serait, nous
dit l'office du tourisme local, le cône d'un ancien volcan... Le Muy,
un peu plus loin, est à quelques kilomètres de la préfecture du Var
en 1959, la ville de Draguignan. A 11 km, Puget-sur-Argens est une
bourgade devenue historique dans l'histoire des transports en France:
c'est là que s'est ouvert, le 1er mars 1961, le premier tronçon de
l'autoroute Esterel-Côte-d'Azur jusqu'à Mandelieu-la-Napoule. |
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| Carrefour
à Fréjus. (Photo: Marc Verney, octobre 2008). |
La
nationale 7 historique entre dans Fréjus par l'avenue de Verdun.
La route de 1959 suit ici majoritairement le chemin de l'ancienne
via Julia Augusta romaine qui reliait l'Italie et le Rhône.
Après Fréjus, la RN7 de 1959 franchit le massif de l'Esterel par l'intérieur.
La route tournicote jusqu'à Mandelieu autour des collines couvertes
de chênes liège. Il y a très peu d'habitat le long de ce trajet, à
l'exception notable du lieu-dit l'Auberge des Adrets. L'endroit est
un ancien relais de poste reconstruit au XVIIe siècle. Il fut le refuge
du bandit Gaspard de Besse, célèbre dans la région.
A noter que la Corniche d'or Fréjus-Cannes par la côte (N98
depuis 1938) a porté un temps le n°7. Inaugurée en avril 1903, c'est
une des plus belles promenades de France, entre le rouge Esterel et
la charmante Méditerranée bleue... A ne manquer sous aucun prétexte
même si, aujourd'hui au XXIe siècle sur la départementale 6098, la
pression immobilière s'intensifie quelque peu...
Et voilà Cannes, qui, sous nos yeux, nous fait son festival...
On peut suivre le bord de mer et la fameuse Croisette; mais, dans
la cité cannoise, c'est la rue d'Antibes qui reste le tracé original
de la nationale 7 ("beaux magasins", d'après le Guide Bleu
1954...). A Golfe-Juan, la N7 historique (D6007 dans les Alpes-Maritimes)
s'éloigne un peu du rivage de la Grande Bleue. Dans ce bourg, une
colonne rappelle le débarquement de Napoléon, le 1er mars 1815, de
retour de l'île d'Elbe. Antibes, un peu plus loin, a été, jusqu'en
1860, la dernière grande ville française desservie par la N7. On entrait
alors auparavant dans le comté de Nice, dépendant du royaume de Sardaigne.. |
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| A
gauche, borne de la forêt domaniale de l'Esterel, à
droite, sortie de Mandelieu (photos: Marc Verney, octobre 2008). |
A
la sortie d'Antibes, la RN7 de 1959 longe le rivage, ici, plat
et caillouteux. On voit, à gauche et au loin, les montagnes de Grasse.
La chaussée franchit le Loup avant de rencontrer la RN85 (route
Napoléon) sur la gauche. A noter qu'en 1959, une quatre-voies (préfiguration
de l'autoroute A8) emmène ici l'automobiliste jusqu'à Nice. La nationale
7, quant à elle, traverse Cros-de-Cagnes, Saint-Laurent-du-Var et
le Var sur un pont long de 324 m. En ces lieux, aux portes de Nice,
la circulation est intense. La promenade des Anglais (vue sur la
baie des Anges) forme le prolongement quasi naturel de la RN7.
La préfecture des Alpes-Maritimes est, en ce milieu de XXe siècle,
la 6e ville de France. Placée à l'embouchure du Paillon, Nice, fondée
par les Phocéens, est le point de départ de nombreuses possibilités
d'excursions (dont la Route des Alpes N202) dans les montagnes,
toutes proches. Pour ses ultimes kilomètres, la N7 historique (D2564
auj.), à la sortie de Nice, va grimper et s'enrouler autour des
hauteurs du Mont-Gros. C'est la Grande Corniche, admirable tracé
jusqu'à Menton bâti par Napoléon 1er.
En effet, depuis l'époque romaine, il n'y a qu'un chemin
muletier qui relie Nice à Menton, ce qui est peu... Construite sous
le Premier Empire entre 1804 et 1814, la route s'élève au niveau
des crêtes (500 m environ) dominant la Méditerranée. La route avait
en effet une vocation stratégique: emmener des troupes en direction
de l'Italie et éviter le bombardement de cet axe depuis la mer.
Les touristes du XXe siècle peuvent donc remercier Napoléon 1er...
Après le col des Quatre-Chemins (345 m), la N7 atteint le col
d'Eze (508 m): la chaussée se faufile entre les rochers et les rares
pins à la silhouette courbée par le vent. La première course de
côte en France s’est déroulée sur cette route en 1897 (petit monument
commémoratif). Sur les fortes pentes de La Turbie, André Michelin
sur un véhicule De Dion à vapeur va réaliser une fantastique moyenne
de 31,8 km/h tout au long des 17 km du tracé. |
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| A
gauche et à droite: sur la Grande Corniche... (Photos: Marc
Verney, octobre 2008). |
Surplombant
superbement Monaco, le petit village de La Turbie est dominé
par la ruine romaine du trophée des Alpes. Le bâtiment a été érigé
en 5 avant JC pour commémorer la soumission aux Romains du peuple
ligure. La route prend ensuite la direction de Menton en descendant
rapidement les pentes du Mont-Agel (1160 m), qui a la particularité
d'être le point montagneux français de plus de 1000 m le plus proche
d'un rivage. Cela donne des panoramas somptueux.
On passe Roquebrune et son château du XIIe pour entrer dans
Menton sur la même chausssée que la Corniche du Littoral. La nationale
7 de 1959 n'est pas tout à fait terminée: passant le port et son
bastion, le macadam longe la baie de Garavan, laisse de côté une
ancienne fontaine offerte par la Couronne d'Angleterre aux habitants
du coin et entre en Italie par le pont Saint-Louis. Le poste de
douane qui se trouve sur cette toute dernière portion de la N7 a
été immortalisé dans de nombreux films, dont Le Corniaud.
c'est là que s'achève un périple de mille kilomètres environ depuis
Paris. Sous le soleil, absolument. Voilà qui nous empêche de -trop-
verser une larme... Une petite remarque, pour en finir: ne faites
pas ce trajet en été... mais au printemps ou en automne... les routes
de la Côte sont moins saturées!
Marc Verney (février 2009)
Nota:
Une Moyenne Corniche Nice-Menton voit le jour dans les années
vingt et trente. Construite en deux tronçons, Nice-Monaco (1927),
et Monaco-le Cap-Martin (1939), la Moyenne Corniche a porté le numéro
7 de 1976 à 2006, date du déclassement de la RN7 en D6007. Principale
attraction touristique de cette route, le village d'Eze, avec ses
ruelles et ses vieilles maisons surplombant le littoral. Plus bas
encore, la Corniche du Littoral relie la baie des Anges à Menton
par Villefranche, Beaulieu, Monaco, Monte-Carlo... |
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| En
haut, depuis La Turbie, la vue est fantastique sur Monaco et Menton...
En bas, le terminus de la nationale 7 à Menton (Photos: EF
et MV, octobre 2008) |
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Retour
vers Paris
Parfois, et c'est bien dommage on n'a pas le choix... Il
faut rentrer chez soi... Bon, notez que c'est pour recommencer le
tour aussi! Et puis on a peut-être raté quelque chose...
(suivre) |
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