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| Plaque Michelin à Milly-la-Forêt. L'ancien département de Seine-et-Oise n'est pas avare en vieille signalisation routière (photo: EF, avril 2026). |
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| Plaques de cocher à Draveil (photo: MV, juin 2006). |
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| Panneau Michelin à l'entrée d'Etiolles (photo: Marc Verney, juin 2006). |
LOCALITES
traversées par la R.N.448 (1959):
Villeneuve-Saint-Georges (N5)
Montgeron
Vigneux-sur-Seine
Draveil
Etiolles
Corbeil-Essonnes (N7, N191)
Le Plessis-Chenet
Auvernaux
Moigny-sur-Ecole
Milly-la-Forêt (N837)
Oncy-sur-Ecole
Tousson
Malesherbes (N51)
Roncevaux
Puiseaux
Beaumont-du-Gâtinais (N375)
Le Pont-des-Beignets (N60)
Châtenoy
Bouzy
Bray-Saint-Agnan (N152)
Bonnée
Sully-sur-Loire (N751)
Cerdon
Argent-sur-Sauldre (N140)
D'AUTRES RESSOURCES autour de la nationale 448 historique:
-la page Wikipédia consacrée à cette route (lire).
-la page Wikisara (lire).
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| AMI
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d'auteur. Pour toute autre utilisation, contacter l'auteur de Sur
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A VOIR, A FAIRE
Vigneux-sur-Seine: on peut jeter un oeil à l'étonnant lac du Château-Frayé, figure emblématique de la localité, en forme originale de clé... car c'est une pièce d'eau artificielle créée au XVIIIe siècle. Promenades dans le parc du Gros-Buisson, d'une superficie de 22 hectares. Le lac Montalbot, à l'origine, une carrière de sable et de graviers, en bordure de Seine, exploitée par les frères Eugène et Ernest Piketty, avec plus de 44 hectares, constitue l’un des plus grands plans d’eau de la région parisienne (voile, canoë-kayak).
Draveil: le Port-aux-cerises, base régionale de loisirs de la ville, ce sont 200 hectares de verdure et d’étangs qui proposent un large choix d’activités sportives et de promenades. La Maison d'Alphonse Daudet, villa située dans le hameau de Champrosay, est un lieu de manifestations artistiques et culturelles. Toute proche, la forêt domaniale de Sénart.
Soisy-sur-Seine: Le parc et le château du Grand-Veneur (auj. médiathèque municipale). Aménagé à partir de 1802, le parc compte temple, grottes, eaux vives, glacière située dans la partie haute, salle de danse égyptienne, kiosque de spectacles...
Etiolles: la première église du Xe siècle a été rebâtie au XIIe dans un style roman puis agrandie au XVIIe siècle à l’emplacement de l’ancien cimetière transféré en 1833 suite à une épidémie de choléra. C'est à Etiolles que Jeanne-Antoinette Poisson se fait connaître de Louis XV venant chasser en forêt de Sénart. La suite est dans la grande histoire pour celle qui devient la marquise de Pompadour...
Corbeil-Essonnes: la cathédrale Saint-Spire est située au centre de Corbeil sur la rive droite de l'Essonne peu avant le confluent avec la Seine. Une promenade permet de suivre les méandres de l’Essonne dan le centre-ville.
Beauvais (vers le Saut-du-Postillon): rocher du Duc dans le bois du Vieux-Cimetière, longues promenades dans la forêt départementale des Grands-Avaux. Voie pavée bien conservée entre le Saut-du-Postillon et Beauvais.
Soisy-sur-Ecole: La Verrerie d’art et l’atelier des verriers permet d'assister à la réalisation de nombreux objets, depuis le cueillage du verre jusqu’à la recuisson.
Dannemois: En 1964, Claude François achète l’un des moulins du village le long de l'Ecole afin d’en faire sa résidence secondaire. Il est enterré depuis sa mort en 1978 dans le cimetière du village. Sa tombe, tout comme le moulin, devenu un musée, sont des lieux de pèlerinage pour ses fans. Mais aussi l’église Saint-Mammès et les très nombreux lavoirs, le long de l’Ecole.
Courances: beau château en brique et pierre de style Louis XIII. Le beau et vaste parc a été commencé au XVIe siècle et achevé au milieu du XVIIe siècle. C'est de cette époque que datent l'allée d'honneur entre deux canaux et la grande perspective dans l'axe du château, avec ses canaux et ses bassins.
Moigny-sur-Ecole: joli village du Gâtinais. L’église du bourg date du XIIe siècle. Quelques traces d’art roman existent au niveau de l’autel.
Milly-la-Forêt: une petite cité agréablement située au cœur d’un bassin entouré de collines boisées… Départ de belles randonnées dans les forêts alentours (forêts de Milly, des Trois-Pignons). On y retrouve également la maison du parc naturel régional du Gâtinais français. Dans le centre, une halle magnifique du XVe siècle en chêne. La région de Milly-la-Forêt a toujours été réputée pour sa culture des plantes médicinales et aromatiques; on y trouve donc le Conservatoire national des plantes à parfum, médicinales et aromatiques (visites possibles). La maison Jean-Cocteau et la chapelle Saint-Blaise-des-Simples, où a été enterré le poète.
Malesherbes: «Le nord du département du Loiret était un chef-lieu de l’imprimerie depuis le siècle des Lumières et ce jusque dans les années 1960», raconte tourismeloiret.com. Ouvert en 2018 avec plus de 5000 m2 d’exposition et 150 machines exposées, l’atelier-musée de l’Imprimerie est un site phare de ce territoire. A voir aussi, le château, dont le corps de logis a été construit entre 1718 et 1724, se situe dans un parc boisé d'une centaine d'hectares (grange aux dîmes, maison dite «de Chateaubriand», chapelle des XIVe et XVe siècles, grand pigeonnier, glacière de 12 mètres de profondeur).
Puiseaux: la construction de la halle de la localité remonte au début du XVIe siècle. Notre Dame de Puiseaux est une grande église gothique du XIIIe siècle dominée par un clocher-tors.
Beaumont-du-Gâtinais: l’église Saint-Barthélémy du XIIe et XIIIe siècles porte son fort clocher qui servit de fortification. Une tourelle de défense à meurtrières du XVIe siècle y est accolée. Don de Charles de Montmorency-Luxembourg, seigneur du lieu, comte de Beaumont et prince de Tingry, la superbe halle en châtaigner fut construite vers 1775. Le château, vendu en 1798, a été en partie démoli en 1804. Il en reste cependant les douves, les caves du logis seigneurial, les portails du XVIe siècle et les communs.
Châtenoy: Au sud-est, voici Grignon, une ancienne cité batelière sur le canal d'Orléans, avec ses trois écluses. Son emblématique péniche berrichonne Belle de Grignon a été mise à l’eau en 2018 (à voir aussi pour d'agréables promenades à deux-roues, la véloroute du canal).
Sully-sur-Loire: bâti au XIVe siècle, entouré par les eaux, le château surplombe la Loire et la ville. Cette forteresse médiévale est l’un des monuments les plus visités du Loiret. Au fil de la visite, on découvre le tombeau de Sully, l’impressionnante salle d’honneur, la chambre du Roi, ou encore la chambre de Psyché. Cette dernière abrite la tenture de Psyché, classée monument historique. Fondée au VIIe siècle, située sur la rive droite (accès par la D60), l’abbaye de Fleury qui surmonte le village de Saint-Benoît-sur-Loire, fait partie des sites incontournables du Val-de-Loire.
Cerdon: labellisé «Village de caractère» du Loiret, c’est un bel exemple du bâti purement solognot avec les maisons à colombages, à pan de bois et de briques rouges ou de torchis. Le Jurassien Louis Pasteur a vécu par ici au domaine des Mignans. Un monument funéraire lui est consacré au cimetière. Son fils, Jean-Baptiste, qui se maria à la mairie de Cerdon est enterré ici. On y trouve également, à quelques kilomètres, l'étang du Puits, un plan d’eau de 180 hectares, creusé en 1864 pour alimenter le canal de la Sauldre. On le surnomme même «la mer de Sologne»... Idéal pour le pique-nique. |
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| Plaques de cocher à Auvernaux (photo: MV, avril 2026). |
SOURCES ET DOCUMENTS: carte n°61 Paris-Chaumont, Michelin (1941); carte n°65 Auxerre-Dijon, Michelin (1948); carte n°96 Environs de Paris, Michelin (1956); carte n°97 150 KM autour de Paris, Michelin (1970); Annales de la société historique et archéologique du Gâtinais, tome XIV, imprimerie de Maurice Bourges (1896); Annales des ponts et chaussées, chez Carilian-Goeury, libraire-éditeur (1835); Bulletin des lois du royaume de France, IXe série, imprimerie Royale (1845); «Inventaire du patrimoine culturel: commune de Moigny-sur-Ecole», parc naturel régional du Gâtinais français, moigny-sur-ecole.com (2021); Itinéraire général de la France, la Loire et le Centre, Adolphe Joanne, librairie de L. Hachette et Cie (1868); Jack, moeurs contemporaines, Alphonse Daudet, Alphone Lemerre, éditeur (1885); Les environs de Paris illustrés, Adolphe Laurent Joanne, Hachette (1881); Milly-la-Forêt, cent dates d'histoire (des origines à 1810), Raymond Auguste Geber, impr. Marceau (1966); Ponts en maçonnerie (encyclopédie des travaux publics), E. Degrand et J. Résal, Baudry et Cie libraires-éditeurs (1887); Procès-verbaux des séances de la Chambre des députés, tome second, imprimerie A. Henry (1838); Service d'exploration et de sûreté pour la cavalerie, colonel T. Bonie, librairie militaire de J. Dumaine (1879); «Sully-sur-Loire, pont sur la Loire», Jean Mesqui (mesqui.net), Revue archéologique du Loiret (1986); afgc.asso.fr; archives.essonne.fr; chatenoy45.fr; citesjardins-idf.fr; draveil.fr; inventaire.iledefrance.fr; millylaforet-tourisme.com; montgeron.fr; oncy-sur-ecole.fr; paris-jardins.fr; soisysurseine.fr; Wikipédia; Wikisara; remerciements: le Géoportail de l’IGN.
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| Plaque Michelin à Milly (photo: MV, novembre 2007). |
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| Une belle borne départementale entre Seine-et-Marne et Loiret (photo: MV, avril 2026). |
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Ces belles routes de France...
R.N.448: SEINE ET LOIRE
Créée en 1933, la route nationale 448 de 1959 débute vers Villeneuve-Saint-Georges pour rejoindre Argent-sur-Sauldre en Sologne. En fait, la chaussée d'origine quitte la R.N.5 (notre «route blanche») à Montgeron au niveau du lieu-dit le Réveille-Matin et aborde Corbeil-Essonnes par la rue du 14-Juillet, longeant la Seine. Après la traversée du fleuve, notre R.N.448 reprend au Plessis-Chenet jusqu’à Milly-le-Forêt où elle est brièvement interrompue par la R.N.372. Elle met ensuite le cap sur Malesherbes où elle se «jette» dans la route n°51. Se dirigeant plus au sud vers Beaumont-du Gâtinais, elle y est à nouveau coupée par la R.N.375. Sa dernière portion, celle qui nous mène en Sologne par Sully-sur-Loire, reprend après Bellegarde et la R.N.60 historique. Entre les plaines du Gâtinais et les étangs de Sologne, nous voici sur une vraie «route du Sud», comme la fameuse A6, juste à côté!! Idéale pour une sortie en catimini de la banlieue parisienne…
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Dans les rues de Moigny-sur-Ecole (photo: Marc Verney, avril 2026). En cliquant sur l'image, vous revenez à la page principale. |
Le quartier du Réveil-Matin (ou Réveille-Matin selon la carte) où débute la R.N.448 de 1959 emprunte son nom à celui d'un établissement appelé le Réveil Matin implanté à l’angle de la rue de Corbeil et de l’avenue Jean-Jaurès, l'ancienne R.N.5 devenue D50. «Le fondateur de cette auberge, raconte le site montgeron.fr, avait positionné sur la façade un tableau montrant un coq pour inciter les voyageurs à ne pas oublier les horaires de départ!». Plus tard, en 1903, le premier Tour de France y prend son départ à 15h16, le 1er juillet de cette année. Il y a un peu plus de 70 coureurs au départ de cette Grand Boucle, seul un tiers d’entre eux finirent la course, le 19 juillet au Parc-des-Princes (la longueur des étapes est démente: de 268 à 471 kilomètres). La route (D448 désormais) passe ensuite sous la ligne de chemin de fer du PLM puis longe le lotissement du Château-Frayé à Vigneux-sur-Seine. Le village comporte, sous l'Ancien Régime, de nombreux écarts, dont certains «constituent des domaines importants», comme ceux de Château-Frayé et de Rouvres, indique le site inventaire.iledefrance.fr. Au début du XXe siècle, ces domaines sont découpés en parcelles, ce qui marque le début de l'essor démographique de la commune, facilité par la création en 1863 d'une gare sur la ligne du PLM poursuit l'inventaire général du patrimoine culturel régional. Le parc du Château-Frayé est loti en 1899, puis une partie des terres du château de Vigneux en 1905. «Ces lotissements se développent dans les années 1920 pour les besoins d'une population ouvrière et d'employés, chassés de la capitale par la crise du logement. Les 100 hectares du domaine de Rouvres sont morcelés à partir de 1922», dit encore inventaire.iledefrance.fr. Côté route, on remarque, sur la carte d'état-major du XIXe siècle publiée par le Géoportail, l'avenue de Draveil ne commence qu’au niveau du Château-Frayé. L'activité économique est liée, dans la zone, aux vastes sablières en exploitation jusqu’au XXe siècle (il en reste la fosse Montalbot, aujourd'hui transformée en base de loisirs). Notre route n°448 porte d’ailleurs le souvenir de cette activité passée, puisque, peu avant le centre de Draveil, elle traverse la «plaine des Sables»...
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R.N.5:
LA SUISSE PAR MONTS ET PAR VAUX
La N5 Paris-Genève-St-Gingolph nous fait traverser la Bourgogne, le Jura, le Léman pour finir au pied des Alpes... Beau trajet, gourmand et historique!
(lire) |
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| A Soisy-sur-Seine (photo: Marc Verney, juin 2006). |
Sur la droite de la chaussée, voici maintenant Paris-Jardins, une cité fondée en 1911 «par un groupe d’employés de commerce et d’ouvriers dans le but de créer une "ville-jardin"», écrit le site citesjardins-idf.fr. Il y a là 320 lots et si, toutes les maisons sont différentes, le plan d'ensemble s’attache à préserver le tracé des allées et les éléments pittoresques du parc du château de Draveil du XVIIIe siècle. Sur les 43 hectares, 18 ha sont conservés comme patrimoine commun des sociétaires de la coopérative initiale: le château, l’orangerie, la ferme, le potager et une grande partie du parc. Un beau projet social et humaniste –le tout premier du genre en France- qui survit encore de nos jours… Il faut savoir, qu'au Moyen-Age, raconte paris-jardins.fr, «la plus grande partie des terres de Draveil appartenait à des communautés religieuses. Aux XVe et XVIe siècles, elles sont rachetées par des propriétaires privés qui constituent plusieurs grands domaines». L’origine du nom de Draveil (Dravernum) remonte à l’époque romaine. Le terme est dérivé de l’appellation gauloise Dracvern qui signifie «l’esprit des aulnes», explique draveil.fr. Le nom définitif apparaissant au début du XIIIe siècle. Sous la féodalité, écrit encore ce site, «la ferme de Champrosay appartenait à l’Hôtel-Dieu de Paris et servait au ravitaillement du grand hôpital. Les produits de la terre étaient acheminés par la voie de Seine. Ils étaient embarqués au Port-aux-Malades dont le chemin d’accès a conservé le nom». Les grandes abbayes exploitent les terres en bordure de la forêt de Sénart. En 1720, des religieuses cèdent leurs droits à un fermier général, Marin de La Haye, grand percepteur des impositions indirectes, qui fait édifier le château actuellement inclus dans Paris-Jardins. Puis, aux XIXe et Xxe siècles, c’est le temps des lotissements, le village devient ville, et, dès 1957, on construit les premiers ensembles collectifs...
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| Un autre panneau Michelin à Soisy-sur-Seine (photo: Marc Verney, juin 2006). |
La route se dirige maintenant en direction de Soisy-sur-Seine non sans avoir préalablement traversé le quartier excentré de Champrosay qui abritait jusqu’au XIXe siècle une population composée essentiellement de vignerons et de bûcherons. Hameau éloigné du bourg, il a ensuite été un lieu de villégiature apprécié des artistes comme Alphonse Daudet, Marie Laurencin ou Eugène Delacroix, pour son cadre naturel et son air pur, entre Seine et forêt de Sénart. «La route qui conduit à Soisy longe la crête de la colline; elle offre de charmants points de vue sur la Seine et les châteaux de la rive gauche», signale l'ouvrage Les environs de Paris illustrés (1881). Nichée dans la verdure, entre Seine et forêt de Sénart, Soisy-sur-Seine a déjà un «petit charme» provincial… Après l’avenue de la Libération, notre R.N.448 se divise pour la traversée de ce petit bourg. Dans le sens Paris-Corbeil, on emprunte le boulevard de la République, tracé à la fin du XIXe siècle au travers du parc (désormais loti) du château du Bas-Soisy (soisysurseine.fr). Dans l’autre sens, vers Paris, il faut circuler sur des voiries plus anciennes au centre-ville comme les rues Notre-Dame, des Francs-Bourgeois ou Eugène-Warin. «Aux XVIIIe et XIXe siècles, écrit le site soisysurseine.fr, une soixantaine de vignerons produisait un vin "léger et fin" sur plus de 40 hectares de vigne. Puis, l’extraction de la pierre meulière attira une main d’oeuvre extérieure». Cette pierre, utilisée pour les fortifications de Paris, le chantier du métro et les maisons particulières, était extraite de carrières à ciel ouvert installées dans le quartier des Meillottes. L’expédition vers Paris se faisant par la Seine. L’avenue du Général-de-Gaulle nous entraîne maintenant vers Corbeil. Après Etiolles, la carte d’état-major du XIXe siècle (1820-1866) publiée par l’IGN ne montre aucune voie longeant le fleuve.
DAUDET ET LA ROUTE D’ETIOLLES «Alors elle raconta au petit Jack que madame habitait aux environs de Paris un village qu'on appelait Etiolles. L'enfant se fit répéter ce nom plusieurs fois, Etiolles... Etiolles... et le fixa ainsi dans sa mémoire.
-Est-ce que c'est bien loin d'ici? Demanda-t-il négligemment.
-Huit bonnes lieues, répondit Augustin.
Mais la Picarde, qui avait servi dans les temps du côté de Corbeil, chicana de quelques kilomètres. Il s'ensuivit une longue discussion sur la route pour aller à Etiolles, et Jack écouta avec la plus grande attention, car il était déjà décidé à faire tout seul et à pied ce long voyage. On passait par Bercy, Charenton, Villeneuve-Saint-Georges; là, on tournait sur la droite, et, lâchant la route de Lyon pour prendre celle de Corbeil, on longeait la Seine et la forêt de Sénart jusqu'à Etiolles».
Jack, moeurs contemporaines, Alphonse Daudet, Alphone Lemerre, éditeur (1885) |
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| Vers le Saut-du-Postillon (photo: Marc Verney, avril 2026). |
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R.N.7: LES MILLE BORNES
La N7 est sans doute la plus connue de nos nationales
historiques. Voilà la plus sympathique des balades
vers la Côte d'Azur...
(lire) |
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R.N.191:
LE TOUR DE L'ILE (DE FRANCE)...
Entre Epône, sur les bords de la Seine et Corbeil-Essonnes, sur
les bords de... la Seine, une route propose le tour du bassin
parisien par le sud: la nationale 191 (lire) |
La R.N.448 de 1959 s’interrompt une première fois devant le pont de Corbeil-Essonnes. Il faut suivre le boulevard Henri-Dunant (ancienne R.N.191) puis la R.N.7 jusqu’au Plessis-Chénet pour suivre à droite la «route de Milly» (D948). A la fin du XIXe siècle, c'était la « route départementale n°59 », jusqu'au sud d'Auvernaux, puis le «chemin d'intérêt commun n°27» jusqu’à Milly, écrivent les Annales de la société historique et archéologique du Gâtinais. D’autres numérotations ultérieures sont également pointées par Wikisara, les GC141 et GC178. A cinq kilomètres, voilà le petit village d’Auvernaux. Un plan d’intendance de ce village datant de la fin du XVIIIe siècle publié par les archives de l'Essonne (archives.essonne.fr), évoque un «ancien chemin de Lyon» pour l’itinéraire qui nous intéresse. Ce qui est le cas jusqu'au XVIIe siècle, date à laquelle «Louis XIV fait dévier la route de Lyon via Fontainebleau», écrit le site millylaforet-tourisme.com. On notera qu'au XIIe siècle, au retour de la deuxième croisade, Louis VII offre les terres et les seigneuries d’Auvernaux aux templiers. Plus au sud, la D948 traverse la forêt départementale des Grands-Avaux. A droite, voilà le village de Beauvais, abordé par le sud par une longue chaussée pavée (VO, chemin vicinal ordinaire) en bon état de conservation et que ne renieraient pas les coureurs de Paris-Roubaix! Autre curiosité de ce village, un site rocheux (le rocher du Duc) particulièrement pittoresque dominé par la colline du Télégraphe (un lieu utilisé par la ligne de télégraphe Chappe de Paris à Lyon entre 1805 et 1850). De l’autre côté de la plaine de Beauvais, voilà le lieu-dit le Saut-du-Postillon, baptisé ainsi au XVIIe siècle en mémoire de la chute d'un conducteur d'attelage lors d'un voyage d'Henri IV dans le Loiret chez sa maîtresse la marquise Catherine Henriette de Balzac d'Entragues, signale un article du Parisien. Dès lors, notre chemin passe au large de Soisy-sur-Ecole, coupe l'aqueduc de la Vanne et du Loing -sans le voir- au niveau du lieu-dit le Château-Vert. On reste au large de Dannemois puis l'on contourne le vaste domaine du château de Courances par l'ouest. La route nationale 448 historique de 1959 entre maintenant dans le bourg de Moigny-sur-Ecole. Navigant entre les hauts murs de pierre typiques de la région et les habitations pittoresques, la Grande-Rue traverse le village de bout en bout. C'est durant le Moyen Age que la localité se développe fortement, écrit le site millylaforet-tourisme.com: «En effet, le clergé était si puissant que Moigny devint le lieu de plusieurs élections monastiques. La commune était alors découpée en trois seigneuries: Cochet, Launay et Fort Château. Ce dernier était un château fondé sur une motte castrale». A Moigny, il n’existe qu'un seul pont sur la rivière Ecole. Il est situé au niveau du moulin du Ruisseau. L'ouvrage de pierre a été détruit en 1936 lors des travaux de redressement de la route. Il a été remplacé par un pont en béton. La cressiculture est une des spécialités de Moigny-sur-Ecole, lit-on sur le site moigny-sur-ecole.com: «En effet, l’abondance d’une eau claire et de grande qualité est idéale pour la production de cresson. Introduite en France en 1810, près de Senlis après les campagnes de Napoléon en Allemagne, la cressiculture s’implante à Moigny en 1896. A cette date est creusée la première cressonnière du village». Autre activité notable à Moigny: une première carrière de grès y voit le jour en 1891 au lieu-dit de Beauregard. Situées sur les coteaux à l’interface entre la plaine alluviale et le plateau de Mondeville-Videlles, ces carrières sont vites devenues une des spécialités de Moigny-sur-École. Expédiés par le train en direction de Paris, les pavés de grès de Moigny recouvraient les rues de la capitale.
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| En direction de Milly-la-Forêt (photo: Marc Verney, mai 2026). |
La route met désormais le cap sur Milly-la-Forêt, une des principales attractions du voyage. Mais elle est brièvement interrompue par la R.N.372 (D372) qui arrive de Melun par la gauche au lieu-dit Maison-Blanche. On retrouve trace de la R.N.448 sur l’avenue de Ganay qui mène au centre du bourg, non loin de sa pittoresque halle en bois du XVe siècle. «A l’époque de la Gaule romaine, raconte millylaforet-tourisme.com, Milly se trouve sur une voie romaine où diverses pièces et médailles ont été retrouvées lors de fouilles archéologiques. On sait aussi qu’un camp romain a pu être installé quelque temps à proximité de la ville». Jusqu'à Henri IV, poursuit le site, «la ville est régulièrement visitée par les souverains français, que ce soit pour la chasse, des affaires d’État ou bien des unions entre de grands noms». Pillée durant la guerre de Cent Ans, la ville revient au XVe siècle à l’amiral de France, Louis Malet de Graville, qui y fait édifier des fortifications percées de sept portes, la halle, mais aussi reconstruire le château et la collégiale Notre-Dame de l’Assomption. Une des foires les plus importantes de la région s'y tient également trois fois par an. Mais, lorsque, sous Louis XIV, la route de Lyon s'oriente vers Fontainebleau, le bourg s'assoupit quelque peu... C'est aujourd'hui, depuis le milieu du XXe siècle, une jolie destination dominicale pour les Parisiens! C’est par la rue du Général-de-Gaulle que la R.N.448 de 1959 s’échappe de Milly pour rapidement rejoindre Oncy-sur-Ecole. La commune est une portion méridionale de la paroisse de Milly dont elle n’est officiellement séparée qu’en 1791 (oncy-sur-ecole.fr). La Grande-Rue nous emmène jusqu’en sortie de village, là où nous pénétrons en Seine-et-Marne. Au XXe siècle, lors d’une première vague de déclassement, ce département a complètement revu la numérotation de ses routes… et ici, la R.N.448 est désormais la départementale 410. La «route de Malesherbes», qui quitte la petite vallée de l’Ecole, traverse désormais de vastes étendues céréalières. Si un ouvrage de 1879 (Service d'exploration et de sûreté pour la cavalerie) mentionne bien une chaussée de Milly à Malesherbes, un procès-verbal des débats de la Chambres de députés en 1838 évoque les difficultés de financement de la construction de la route départementale de Milly à Malesherbes et au-delà vers Beaumont-du-Gâtinais en Seine-et-Oise, en Seine-et-Marne et dans le Loiret… C’est vrai que là, on joue à saute-mouton entre les départements! Ainsi, le Conseil général de Seine-et-Marne «est d'avis qu'il y a lieu de classer cette route sus la condition expresse que Seine-et-Marne ne sera tenu de payer que la portion sur le territoire de Beaumont, et un quart, au plus, de ce qui sera, en outre, à dépenser sur le département». Une ordonnance royale, en août 1844, fixera la direction de cette route «par Tousson et Oncy».
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| A Moigny-sur-Ecole (photo: Marc Verney, avril 2026). |
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| Belle rangée d'arbres à l'entrée de Tousson (photo: Marc Verney, avril 2026). |
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R.N.51:
LA LOIRE DANS LA MEUSE (I)
La
R.N.51 de 1959 débute non loin d'Orléans et monte au nord vers la Belgique en passant par la Champagne et en flirtant avec les boucles de la Meuse à Givet (lire) |
Après Tousson, il reste sept kilomètres à parcourir jusqu’à Malesherbes. Là encore, notre route s’interrompt, pour laisser la place, juste le temps de la traversée de l’Essonne, à la R.N.51 historique (D152), route d'Orléans à Givet, qui serpente, elle, dans le centre-ville. Cette petite incursion dans le Loiret nous fait, ici, retrouver le numéro D948 avant de le perdre à nouveau (D410) lors de notre deuxième passage sur l’Essonne (vers Buthiers), où l’on entre à nouveau en Seine-et-Marne pour quelques kilomètres... A Roncevaux (rien à voir avec les Pyrénées!), notre chaussée monte sur le plateau et passe à nouveau dans le Loiret pour prendre la direction de Puiseaux. Elle est à nouveau numérotée D948... «La route de Beaumont à Malesherbes, par Puiseaux, longe entre ces deux points, sur 18 kilomètres à peu près, sans ponceaux, le versant droit de la vallée de l'Essonne», lit-on dans l'ouvrage Ponts en maçonnerie (1887). Avant l’entrée dans Puiseaux, un lieu-dit attire notre attention, repéré sur le Géoportail de l’IGN : le Chemin-de-Paris… On arrive enfin dans la localité par la rue de Malesherbes. Rattachée à la couronne de France en 1062, Puiseaux est protégée par ses remparts durant la guerre de Cent ans. A la fin du XVe siècle, les habitants construisent autour de leur ville une deuxième enceinte, encore plus étendue. On prend maintenant la direction de Beaumont-du-Gâtinais. Et c’est le retour en Seine-et-Marne, là où notre route est numérotée D410 aujourd’hui… Un beau méli-mélo! On ne connaît bien l'histoire du bourg qu'après le XIe siècle; la localité s'appelle alors Beaumont-des-Bois, raconte le site beaumont-du-gatinais.fr. A l'époque de la Révolution et au-delà, Beaumont est une bourgade agricole entourée de vignes sur les coteaux (Auxy, Gaubertin, Boësses) et où la culture du safran prospérait. «Progressivement ces deux richesses ont été remplacées par la culture des céréales et des betteraves», dit encore le site municipal. Du centre-ville jusqu’à Bellegarde, à vingt-cinq kilomètres au sud, la R.N.448 laisse la place (en 1959) à la route nationale 375 (D975). Puis de Bellegarde au lieu-dit le Pont-des-Besniers par la R.N.60 (route d’Orléans à Toul), aujourd'hui déclassée en D2060.
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R.N.60:
LES VOIES DE JEANNE...
Entre Orléans et Toul via les belles cités
de Sens et Troyes, voici une route qui vit au rythme de la grande
histoire de France... Jeanne d'Arc, nous voilà!! (lire) |
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| La route, entre Tousson et Malesherbes (photo: Marc Verney, avril 2026). |
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| Beaumont-du-Gâtinais (photo: Marc Verney, avril 2026). |
La D948 prend maintenant la direction de Châtenoy, en lisière de la vaste et protéiforme forêt d'Orléans. La carte d’état-major du XIXe siècle (1820-1866) publiée en ligne par le Géoportail de l’IGN ne laisse apparaître aucun chemin jusqu'à Sully-sur-Loire à la différence de la carte de Cassini (XVIIIe) qui mentionne un chemin direct entre Bellegarde, Châtenoy, les Bordes et Saint-Père (on note la mention «passage» au niveau de la Loire sur ce document du XVIIIe). A quatre kilomètres du Pont-des-Besniers se trouve donc Châtenoy. Sur son site internet se révèlent quelques infos sur la route départementale n°12 sous Napoléon III: «La nouvelle route est tracée, depuis les années 1850, grossièrement délimitée par des pavés de calcaire formant caniveau et des trottoirs. Sable, gravillons, cailloux sont les matériaux de la route et de la place», dit chatenoy45.fr. La belle ligne droite se poursuit dans la forêt jusqu’à Bouzy, puis voici le rond-point où la «route de Bellegarde» (notre D948) croise la «route d’Orléans» (la R.N152 de 1959). De Bonnée (ancienne agglomération antique), il ne reste plus que 3,5 km à parcourir jusqu’à Saint-Père-sur-Loire. A l’origine, signale le site saintperesurloire.fr, ce village était construit sur les bords de Loire, ce qui est actuellement le secteur du Vieux-Bourg. Mais les bombardements de la Deuxième Guerre mondiale le rasèrent entièrement. On se dirige dès lors vers le pont sur la Loire. Si la première mention connue d’un franchissement de la Loire à Sully-sur-Loire remonte à 1189, écrit le site de l'Association française de génie civil (afgc.asso.fr), une «crue extraordinaire de la Loire, en 1363, entraîne probablement la ruine de l’ouvrage»... Il faut patienter -longtemps- jusqu'à l'ordonnance royale du 14 décembre 1832 pour voir la construction d'un nouveau pont sur la Loire. C'est un pont suspendu de trois travées qui est réalisé de 1832 à 1836. Il est mis en service le 4 mai 1836. Vingt ans plus tard, hélas, lors d'une forte crue de la Loire, en juin 1856, la culée rive droite et l’arche adjacente s’effondrent. Le nouvel ouvrage comportera quatre travées. «Les travaux sont réceptionnés le 8 octobre 1859», précise le site afgc.asso.fr. Plus tard, lors de la guerre franco-prussienne de 1870, une travée de ce pont est incendiée, mais rapidement reconstruite. Le pont suspendu est lourdement modernisé entre 1932 et 1933: des massifs additionnels d’ancrage sont réalisés, on remplace l'ensemble du tablier et de la suspension... La Deuxième Guerre mondiale passe par là et «l’ouvrage est bombardé le 15 juin 1940 par les aviateurs italiens, puis il est détruit par l’armée française le 18 juin 1940», pointe le site de l'Association française de génie civil. Les malheurs de l'ouvrage ne s'arrêtent pas là: s'il est rapidement rebâti sous le régime de Vichy, il est encore ravagé par un bombardement allié. Ce coup-ci, l'ensemble du tablier s’affaisse dans la Loire et les pylônes aval des trois piles en rivière sont détruits. La cinquième reconstruction est entreprise de 1945 à 1947. Tout semble aller pour le mieux! Mais voilà, le 16 janvier 1985 à 7h40, le pont suspendu de Sully-sur-Loire s’effondre brutalement dans le lit de la Loire... A lire le site afgc.asso.fr, «le froid intense qui régnait ce matin-là, de l’ordre de -23°C, a aussitôt été considéré comme l’un des facteurs déterminants de cette catastrophe», qui heureusement n'a fait aucune victime. Le remplaçant actuel est un pont à poutres à ossature mixte acier-béton d'une longueur totale de 378 mètres qui est mis en service le 23 septembre 1986, écrit Wikipédia.
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| Plaque de cocher à Châtenoy (photo: Marc Verney, avril 2026). |
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| La traversée de Cerdon, en Sologne (photo: Marc Verney, avril 2026). |
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R.N.751: CHAUSSEE SUR LOIRE (II)
LLe deuxième volet de notre voyage sur la route nationale 751 de 1959 nous emmène jusqu'aux abords de Cosne-Cours-sur-Loire. Après la région tourangelle, voilà Amboise, Chaumont-sur-Loire, puis Blois. (lire) |
En face de nous, Sully-sur-Loire. La petite cité s’épanouit au pied de son beau château, mentionné dès 1102. C'est en 1602 que Maximilien de Béthune entre en possession de celui-ci en achetant à Claude de La Trémoille la baronnie de Sully-sur-Loire. Celle-ci est érigée en sa faveur en duché-pairie en 1606, faisant du futur grand Sully le premier duc du nom (Wikipédia). L'homme a à son actif l'ouverture de grandes voies de communication. Il fait creuser plusieurs canaux, notamment le canal de Briare qui relie la Seine à la Loire, commencé en 1604 et achevé en 1642. Pour favoriser la marine, il fait aussi planter des milliers d'ormes au bord des routes (les fameux ormes de Sully). On sort de Sully par la «route de Cerdon». Nous voici aux portes de la Sologne, sur les vingt-six derniers kilomètres de la R.N.448 historique (D948) qui nous transportent à Argent-sur-Sauldre. Non tracée sur la carte de Cassini (XVIIIe) publiée sur le Géoportail de l’IGN, elle apparaît cette fois sur la carte d’état-major (1820-1866) publiée par le même site sous le nom de «route d’Aubigny à Sully». En 1874, Adolphe Joanne décrit l'itinéraire: «La route monte sur le plateau de Sologne dont les nombreux étangs alimentent de maigres ruisseaux qui coulent avec lenteur dans des bas-fonds marécageux»... On arrive à Cerdon où coule le Beuvron. Nous voilà désormais sur la «route d’Argent». On passe non loin du vaste étang du Puits, créé en 1864 et qui alimentait en eau le canal de la Sauldre, tout proche. Ce dernier, désormais déclassé, a été conçu dans le but d'améliorer l'agriculture en Sologne (irrigation, transport de fertilisants…). Long de 47 kilomètres, achevé en 1869, il a la particularité -unique en France- de n'être relié à aucune autre voie navigable, si bien qu'on a pu dire que c'était «un canal sans queue ni tête» (Wikipédia)... La chaussée passe dans le département du Cher pour ses derniers kilomètres. En 1835, dans le Cher, ce chemin est classé sous le numéro 8, comme chemin départemental de Sancerre à Sully, indiquent les Annales des ponts et chaussées.
Marc Verney, Sur ma route, mai 2026
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| L'arrivée à Argent-sur-Sauldre. A droite, on trouve le canal de la Sauldre (photo: Marc Verney, avril 2026). |
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R.N.140: ROULEZ VERT!
Jusqu'à Figeac, par Bourges, Guéret, Tulle... la route nationale 140 historique fait un sacré bout
de chemin en travers de l'Hexagone! L'occasion de se promener
au milieu des plus beaux paysages! (lire) |
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EN QUETE DE MICHELIN DANS LE PAYS-FORT
Nous mettons le cap sur la région de Sancerre à travers le Pays-Fort, une petite région du nord du Berry, une zone riche en anciennes signalisations... (lire) |
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