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Dixième
étape:
Dole-Champagnole |
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Au pays de la Vouivre. Le sud de Dole, c'est là où la Loue et le Doubs se rejoignent, formant une zone humide compliquée, difficile d'accès, appréciée par une multitude d'oiseaux, surtout dans les périodes de migration. C'est dans cette région que l'on situe la légende de la Vouivre... Une chatelaine d'une grande beauté, mais cruelle et impitoyable, qui dominait les habitants de la vallée, fut, un jour, transformée en serpent par une fée visitant la région. Devenue Vouivre (mot qui signifie vipère en patois), la chatelaine se mit à hanter les bords de la Loue. La rumeur disait que cette Vouivre, ce serpent muni d'ailes de chauve-souris, portait une superbe escarboucle sur son front... Celle-ci était censée apporter richesses et pouvoir à son détenteur. Pour le voler à la Vouivre, il fallait attendre qu'elle se baigne dans la rivière, le seul moment où elle daignait se séparer de son trésor... On dit... que nombreux ont été les Comtois à tenter le coup et à périr sous l'assaut de milliers de serpents lâchés à leurs trousses... Un roman, des histoires... C'est l'historien Désiré Monnier, qui, en 1818, dans son Essai sur l’origine de la Séquanie, mentionne semble-t-il pour la première fois la croyance populaire en la Vouivre. De son côté, l'écrivain Marcel Aymé, un Bourguignon qui a cependant passé six ans auprès de ses grands parents, à Villers-Robert, à dix kilomètres de Mont-sous-Vaudrey, écrit La Vouivre, un roman inspiré de la légende et qui retrace avec justesse la vie des Comtois de la Bresse jurassienne. Un film, La Vouivre, réalisé par Georges Wilson, sort en 1988. Source: CRDP de Besançon.
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